Extraits de Saints
Saint Tarcisius (IIIè siècle) : L'histoire du martyre de Saint Tarcisius, qui connaîtra un grand succès, repose uniquement sur une épitaphe en vers composée par le pape Damase pour la sépulture de Tarcisius dans les catacombes de Saint Calliste : "Tarcisius portait les sacrements du Christ. C'est alors qu'une troupe d'excités le pressa de les montrer aux impies. Il préféra donner sa vie plutôt que de montrer à ces chiens enragés les célestes membres". Saint Tarcisius sera donné en exemple à la jeunesse catholique jusqu'au milieu du XXème siècle. L'Eglise le nommera "patron des enfants de choeur".
Lien: Pères de l'Eglise et Eucharistie...
Saint Jean Chrysostome (344-407) : Combien disent : je voudrais voir Sa figure, Ses traits, Sa beauté moins que Ses vêtements... Mais, dans l'Eucharistie, c'est lui-même que vous voyez, lui-même que vous touchez, lui-même que vous mangez. Pensez-y et adorez, car c'est le même qui est aux Cieux et que les anges adorent ! (Continuation de l'incarnation)
Saint François d’Assise (1182-1226) : Admirable grandeur et stupéfiante bonté ! O humilité sublime ! Le maître de toutes choses, Dieu, Fils de Dieu, s’humilie à ce point que, pour notre salut, sous une modique parcelle de pain, il se cache.
François dit à Rufin : “Avec
l’aide du Seigneur, tu as surmonté ta volonté de domination
et de prestige. Mais ce n’est pas seulement une fois, mais dix, vingt,
cent fois qu’il te faudra la surmonter.”
- Vous me faites peur, Père, dit Rufin. Je ne me sens pas taillé pour
soutenir une telle lutte.
- Tu n’y parviendras pas en luttant mais en adorant, répliqua
François. L’homme qui adore Dieu reconnaît qu’il n’y
a de Tout Puissant que lui seul. Il le reconnaît et il l’accepte.
Profondément, cordialement. Il se réjouit que Dieu soit Dieu. Dieu
est, cela suffit. Et cela le rend libre. Comprends-tu ?
- Oui, Père, je comprends, répondit Rufin.
- Si nous savions adorer, reprit François, rien ne pourrait véritablement
nous troubler. Nous traverserions le monde avec la tranquillité des grands
fleuves. » (Eloi Leclerc, Sagesse d’un pauvre)
Nous t'adorons, très saint Seigneur Jésus-Christ, ici, et dons toutes les églises du monde entier, et nous te bénissons, parce que par ta sainte Croix, tu as racheté le monde.
Sainte
Gertrude (1256-1301): « Autant de fois
l’homme
regarde avec désir
et révérence l’Hostie qui contient sacramentellement le
Corps et le Sang du Christ,
autant
il augmente ses mérites futurs. En effet,
dans l’éternelle possession de Dieu, il goûtera des délices
nouvelles et spéciales, récompense de chaque regard d’amour
qu’il aura dirigé
vers Jésus au Saint-Sacrement. (Livre IV, 25, 8) (Plus de citations...)
Saint Bonaventure (1217-1274) : « Jésus est la fleur qui s'épanouit sur la tige de Jessé: si vous voulez cueillir cette fleur bénie, penchez par vos prières la branche qui la porte, et ne cherchez Jésus-Eucharistie que sur le sein virginal de Marie. »
Saint Thomas d’Aquin (1225-1274) :
“ Ceci est mon corps qui sera livré pour vous ”, Cyrille
déclare : Ne va pas te demander si c’est vrai, mais bien plutôt
accueille avec foi les paroles du Seigneur, parce que Lui, qui est la vérité,
ne ment jamais. (Summa Theol. III, q. 75, a. 1)
A ton sujet la vue, le toucher, le goût se trompent ; c’est par
la voie de la seule ouïe qu’on croit en toute sécurité
; je crois tout ce qu’a dit le Fils de Dieu : rien de plus vrai que cette
parole de vérité. Je trouve plus de sagesse en prière
aux pieds du crucifié que dans tous les livres que j'ai lus.
Sainte Imelda: patronne des premiers communiants.

Sainte Catherine de Sienne (1347-1380) : « Hélas, doux Agneau immaculé, Tu étais mort quand ton côté fut ouvert, pourquoi donc as-tu voulu que Ton Cœur fut frappé et brisé ? … J’avais plusieurs raisons, mais je vais te dire la principale. C’est que mon désir du genre humain était infini, alors que les tourments et les souffrances que j’endurais étaient finis. Aussi, n’est-ce point avec ce qui était fini que je pouvais vous montrer tout l’amour que j’avais pour vous, puisque mon amour était infini. Je voulus donc, en vous montrant mon côté ouvert, que vous voyez le secret du cœur, afin que vous voyiez que je vous aimais beaucoup plus que je ne pouvais vous le montrer avec ma souffrance finie. »
L’union de ma Divinité à la nature humaine par mon Fils vous a tellement élevés, qu’en cela, vous surpassez l’ange, puisque la Divinité a pris votre nature et non celle de l’ange. Dieu s’est fait homme, et homme est devenu Dieu. Mon Fils est un Soleil, tout Dieu et tout homme ; Il est une même chose avec Moi, et le Saint Esprit n’est pas séparé de Nous. Ainsi, dans l’ineffable Sacrement, vous recevez toute l’Essence divine sous la blancheur du pain. Vous ne pouvez recevoir le Corps, le Sang, l’Ame du Verbe sans recevoir ma Divinité parce que l’une ne peut être séparé de l’autre. » (Dieu le Père à sainte Catherine de Sienne.)
Sainte Thérèse d'Avila (1515-1582) , apparaissant après sa mort à un religieux de son Ordre, lui dit “ Nous dans la félicité du ciel, et vous au milieu des épreuves de la terre, nous devons avoir la même pureté et le même amour ; et c’est ce que nous faisons là-haut devant Dieu qui se révèle à notre âme, vous devez ici-bas le faire devant le Saint-Sacrement. ” L’Eucharistie, voilà notre paradis sur terre. « Sans l'Eucharistie, le monde disparaîtrait immédiatement. »
O richesse des pauvres, avec combien de merveilles tu soutiens les âmes, en leur révélant tes richesses infinies pas à pas, sans leur permettre de les voir tout entières en une seule fois! Depuis le temps de cette vision, je n'ai jamais revu une telle Majesté, cachée dans une chose si petite, une hostie, sans m'émerveiller devant ton infinie sagesse.
Saint Jean de la Croix (1542-1591) descendait silencieuse ment les escaliers du monastère avec sa longue cape. Là, dans la nuit, il se rendait à la chapelle devant le Saint-Sacrement. Il restait ainsi de longues heures en adoration, à genoux sur les marches de l'autel. Et lorsque la fatigue devenait trop lourde, lui aussi posait sa tête sur sa cape pliée afin de se reposer un peu. Frère Bernard, qui servait sa messe, nous confie qu'après ces longues heures passées devant le Saint-Sacrement, il sentait la chaleur de ce feu d'amour qui embrasait saint Jean.
Saint Louis de Gonzague (1568-1591) était attiré par le tabernacle dès qu'il passait devant une chapelle ou une église. Il y restait " accroché " et ne se dégageait de la Présence du Christ dans le tabernacle qu'en se faisant violence et en disant avec une indicible tendresse : " Laissez-moi Seigneur" laissez-moi ! "
Saint François Régis (1597-1640) puisait la force de mener ses missions exténuantes en passant des heures devant le Saint-Sacrement. Un jour qu'il était en mission à Saint-Bonnet-le-Froid - 1150 mètres d'altitude, - le prêtre qui l'hébergeait l'entendit sortir secrètement toutes les nuits. Il décida de le suivre et le trouva devant la porte de l'église, à genoux, les mains jointes et la tête nue, balayé par une bise violente. Arrivé une autre fois dans le village de Monregard pour y prêcher une mission, François Régis y arriva de nuit, en plein hiver. Les paysans le découvrirent le matin, couvert de neige, prostré contre terre devant la porte fermée de l'Église.
Saint Claude la Colombière (1641-1682) : Il est au milieu de nous au Saint-Sacrement. Quelle consolation d’être dans la maison où Jésus-Christ habite ! Mais ne dirait-on point que nous ignorons notre bonheur ? Allons-nous à lui dans nos besoins ? Le consultons-nous dans nos desseins ? Lui portons-nous nos petits chagrins, au lieu de prendre conseil de nos amis, de nous plaindre, de murmurer ? … (Journal Spirituel 107)
Saint Louis Grignion de Monfort (1673-1716) (Vrai Dévotion, 99): Je dis qu'abuser ainsi de la dévotion à la sainte Vierge, qui, après la dévotion à Notre Seigneur au très Saint-Sacrement, est la plus sainte et la plus solide, c'est commettre un horrible sacrilège, qui après le sacrilège de l'indigne communion est le plus grand et le moins pardonnable. (voir aussi cantique 131)
Saint Alphonse de Liguori (1696-1787) : Sûrement, cette dévotion à la présence réelle est de toutes, après la réception des sacrements, la plus parfaite, la plus chère à Dieu et la plus utile aux âmes. Nulle hésitation, âme pieuse : embrassez-la vous aussi. Vous arrachant au commerce des hommes, passez désormais chaque jour, dans une église, un peu de votre temps, une demi-heure au moins ou un quart d’heure, à converser avec Jésus-Christ.
Goûtez et voyez combien le Seigneur est doux. (Ps 33:9) Oui faites cette expérience et vous verrez quel profit vous en reviendra. Les instants que vous emploierez à vous entretenir dévotement avec Jésus-Hostie seront, croyez-le, les plus précieux de votre vie, les plus consolants à l’heure de votre mort et les plus féconds à l’heure de votre éternité. Peut-être gagnerez-vous plus en un quart d’heure d’oraison devant le Saint-Sacrement que dans tous les autres exercices de piété de la journée. Dieu, sans doute nous exauce en quelque lieu qu’on le supplie car il l’a promis : Demandez et vous recevrez ; mais comme l’enseigne le livre du Disciple, c’est au tabernacle et en faveur de qui le visite que Jésus dispense ses grâces avec le plus de libéralité.
Oh ! comme Jésus-Christ sait mieux consoler une âme qui se recueille en sa présence que ne ferait le monde avec toutes ses fêtes et ses distractions ! Si délicieux sont les moments passés au pied de lautel lorsque lâme, remplie de foi et de tendre dévotion, sentretient familièrement avec Jésus-Christ qui est là tout exprès pour écouter et pour exaucer ! On lui demande pardon des fautes du passé, on lui expose ses misères comme à un ami comme à un ami qui inspire entière confiance, on sollicite ses grâces, son amour, son ciel et ce sont là autant de joies intimes. Et nest-ce pas déjà un peu de paradis que de laisser jaillir de son cur des actes multipliés damour envers ce divin Maître que, dans lHostie sainte, ne cesse de prier son Père pour les hommes et brûle pour nous des feux de la plus ardente charité, de cette charité qui le retient captif sur nos autels et lui fait accepter de vivre sous les voiles eucharistiques, inconnu et trop souvent, hélas, méprisé ? Mais à quoi bon tant discourir ? Goûtez et vous verrez.
O mon Dieu, mon seul amour véritable, qu'aurais-tu pu faire de plus pour gagner mon amour? Ce n'était pas assez que tu meures pour moi, tu as institué le Saint-Sacrement pour devenir ma nourriture, afin que tu te donnes entièrement à moi, qui suis ta créature. O amour infini! Un Dieu qui se donne à moi, entièrement! O mon Dieu, infiniment adorable, je t'aime par-dessus tout, de tout mon coeur... Dans la communion, tu te donnes entièrement à moi; et désormais, je me donne entièrement à toi.
Bienheureuse Élisabeth
de la Trinité (1882-1906) : Que jamais
je ne te laisse ici tout seul, mais que je sois là tout entière,
tout éveillée en ma foi, tout
adorante, toute livrée à ton action créatrice. Cf "Elisabeth,
une affamée de l'Eucharistie" : la spiritualité eucharistique
de la sainte préparé par
Jean Louis Fradon. 
Saint Dominique Savio (1842-1857) : Un jour de pluie, alors que les rues étaient boueuses, un prêtre portant le viatique passait près de lui. Faute de mieux, il se mit à genoux dans la boue. Un camarade le lui reprocha ensuite, en lui faisant remarquer qu’il n’était pas forcé de salir ainsi ses vêtements et que le Seigneur ne l’y obligeait pas. Il répondit simplement : « Mes genoux et mes pantalons appartiennent totalement au Seigneur ; ils doivent donc totalement servir à lui rendre honneur et gloire. En passant près de Lui, je ne me jetterais pas seulement dans la boue pour l’honorer, mais je me précipiterais même dans le feu, car je participerais ainsi au feu d’amour infini, qui l’a poussé à instituer ce grand sacrement. » (plus de citations)
Mère Catherine Aurélie du Précieux Sang (Aurélie Caouette) (1833-1905): « L’Eucharistie, oh ! le beau, le grand, le sublime sacrement ! Eucharistie, tu renfermes, sous tes faibles apparences, Celui que les cieux ne peuvent contenir. Tu renfermes mon Tout, ma Vie. Quelles actions de grâces, que les bénédictions, quel brûlant amour ne dois-je pas au Dieu tout amour, pour le don qu’Il m’a fait de la divine Eucharistie ! « Je ne vous laisserai point seuls, a dit Jésus, je ne me contenterai pas de rester au milieu de vous ; mais à vous, ma créature, je veux me donner tout entier, je veux vivre en vous, afin que vous viviez en moi. » O prodige admirable, que l’Etre infini veuille bien devenir la nourriture d’une chétive mortelle ! Il veut bien lui communiquer les saintes ardeurs qui remplissent son divin Cœur. O Eucharistie ! tu fais de moi, faible enfant, le sanctuaire. Que n’ai-je un cœur incendié d’amour ! Divine Eucharistie, source de tous les biens ! Sang de mon Bien-Aimé, que n’ai-je une soif plus ardente de toi ! J’ai soif, et une grande soif d’abreuver mon âme de votre Sang divin, ô mon Jésus. Mon Ami, mon Tout, venez, ne tardez pas, venez étancher ma soif. Venez, ô source de vie, désaltérer mon âme haletante. O Eucharistie ! O Sang ! Nourriture divine, tu ne fais qu’augmenter ma faim… Sang de mon Jésus, toujours tu irrites ma soif. Mystérieux amour de Jésus, dans le tabernacle sacré, que tu es grand, que tu es bon. J’ai hâte de t’aller savourer.»
La Mère Marie Thérèse Dubouché, en fondant la communauté de l’adoration réparatrice, écrivait en 1809: "Misère humaine ! On cherche la voie partout : on interroge la science, on lit des livres volumineux, on s’adresse à l’expérience, on observe, on réfléchit, on considère la créature dans l’ordre physique et moral, tout cela en quête de vie ! Et le principe de vie est là, il est à nous et nous le dédaignons pour aller boire à tous ses ruisseaux qui ne peuvent étancher notre soif ! Qu’il est triste de voir les hommes qui se remuent en vain pour découvrir des moyens de trouver Dieu, quand ils l’ont si près d’eux dans ce divin sacrement !"
L’adoration eucharistique, c’est d’être là comme une fleur devant son Soleil. Si vous saviez quel est Celui qui vous regarde à travers ces voiles… Ne faites rien, n’importe ! Une vertu sortira de lui… Les bons anges vous enverront le souffle de sa bouche, la chaleur de son Cœur…
Jean XXIII (1881-1963) : "Pour me garder du péché et ne pas me laisser m'éloigner de lui, Dieu utilise la dévotion du Sacré Cœur de Jésus au Saint-Sacrement. Ma vie est destinée à être passée dans la lumière émanant du tabernacle, et c'est au Cœur de Jésus que j'ose aller pour trouver la solution à tous mes problèmes."
Edith Stein (1891-1942) (Ste Thérèse-Bénédicte de la Croix) : « Je reviens à l’instant même de la chapelle où depuis ce matin a exposé le Saint-Sacrement (…)La chose ma paraît dogmatiquement très claire: le Seigneur est présent dans le tabernacle à la fois dans sa divinité et son humanité. Il est là, non pour lui mais pour nous : parce que son plaisir est d’être avec les enfants des hommes. Et parce qu’il sait que , tels que nous sommes , nous avons besoin de sa présence personnelle. La conséquence, pour celui qui y pense, c’est de se sentir attiré vers le tabernacle et d’y demeurer tout le temps qu’on peut. Ansi apparaît clairement la raison pour laquelle l’Eglise a introduit l'adoration perpétuelle. »
«Le même Sauveur, que la Parole de l'Écriture nous met sous les yeux dans son humanité en nous le montrant sur tous les chemins qu'il a parcourus sur la terre, habite parmi nous caché sous l'apparence du pain eucharistique; il vient à nous comme Pain de Vie. Dans ces deux aspects, il se fait proche de nous et sous ces deux aspects, il désire que nous le cherchions et que nous le trouvions. L'un appelle l'autre. Lorsque nous voyons avec les yeux de la foi le Sauveur devant nous, comme l'Écriture nous le dépeint, alors grandit notre désir de l'accueillir en nous dans le Pain de Vie. Le pain eucharistique à son tour avive notre désir de faire toujours plus profondément connaissance avec le Seigneur à partir de la parole de l'Écriture, et donne des forces à notre esprit pour une meilleure compréhension. » (Source Cachée. Œuvre Spirituelles, Ed du Cerf Ad Solem, p 274). Poèmes sur l'Eucharistie
Padre Pio (1887-1968) : "Le monde pourrait vivre sans soleil, mais pas sans l'Eucharistie."
« Mille ans de gloire humaine ne peuvent
se comparer à une heure passée tendrement avec Jésus
dans le Saint-Sacrement. » « Accourez aux pieds de Jésus
dans le Saint-Sacrement ! » « Agenouillez-vous et rendez au Saint-Sacrement l'hommage de votre présence et de votre dévotion.
Confiez lui tous vos besoins ainsi que ceux des autres. »
« Restez avec moi, Seigneur, parce que j’ai besoin de votre présence
pour ne pas vous oublier. Vous savez que je vous abandonne si facilement.
Restez avec moi, Seigneur, parce que je suis faible, et j’ai besoin
de votre force pour tomber le moins possible. Restez avec moi, Seigneur, parce
que vous êtes ma vie, et sans vous, je perds ma ferveur. Restez avec
moi, Seigneur, parce que vous êtes ma lumière, et sans vous,
je suis dans l'obscurité. Restez avec moi, Seigneur, pour me montrer
votre volonté. Restez avec moi, Seigneur, de sorte que je puisse entendre
votre voix et vous suivre. Restez avec moi, Seigneur, parce que je désire
vous aimer toujours plus et rester sans cesse en votre compagnie. Restez avec
moi, Seigneur, si vous voulez que je vous sois toujours fidèle. Restez
avec moi, Seigneur, parce que mon âme, si pauvre soit-elle, désire
être pour vous un lieu de consolation, une demeure d'amour. »
« Dans le très Saint-Sacrement de l'Eucharistie, dans ce sacrement
de l'amour, nous avons la vraie vie et le vrai bonheur, une vie bénie...
»
Père Thomas Philippe Fondateur de l'Arche avec Jean Vanier: Pour évangéliser un tout petit, il faut d'abord prier avec lui et non pas faire semblant de prier, par une sorte de condescendance. Il faut être redevenu soi-même tout petit et adorer en esprit et en vérité... La prière d'adoration, pour la personne handicapée comme pour le petit enfant est la première forme de prière, la plus contemplative mais en même temps la plus simple et la plus primitive... L'adoration n'est pas quelque chose de mental, cela implique tout l'être toute une attitude du corps. Le tout petit enfant cesse de se traîner par terre à ce moment-là; il se prosterne, il joint les mains, tout naturellement. Ici, le tout petit enfant ne s'arrête plus aux merveilles de Dieu. C'est le Mystère de Dieu qu'il atteint. Ce sont les Personnes divines.