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Vocation Eucharistique / Documentation
St Pierre Julien Eymard (1811-1868)
V. Documentation
« Nous ne craignons pas de l'affirmer, le culte de l'Exposition est le besoin de notre temps... Il est nécessaire pour sauver la société. La société se meurt, parce qu'elle n'a plus de centre de vérité et de charité. Plus de vie de famille: chacun s'isole, se concentre, veut se suffire. La dissolution est imminente. Mais la société renaîtra, pleine de vigueur, quand tous ses membres viendront se joindre autour de Notre Emmanuel. Les rapports d'esprit se réformeront tout naturellement, sous une vérité commune : les liens de l'amitié vraie et forte se renoueront sous l'action d'un même amour. » « Le grand mal du temps, c'est qu'on ne va pas à Jésus-Christ. On délaisse le seul fondement, la seule loi, la seule grâce de salut. » « Remonter à la source de la vie, à Jésus, et non pas seulement à Jésus de passage en Judée, ou à Jésus glorifié dans le Ciel, mais encore et surtout à Jésus dans l'Eucharistie. Il le faut faire sortir de sa retraite, pour qu'il se mette de nouveau à la tête de nos sociétés chrétiennes, qu'il dirigera, qu'il sauvera. Il faut Lui reconstruire un palais, un trône royal, une cour de fidèles serviteurs, une famille d'amis, un peuple d'adorateurs. »
Constitutions des Pères
du Saint-Sacrement : « Que tous nos religieux sachent bien qu’ils
ont fait profession uniquement pour servir le Divine Personne de notre
Dieu et notre Roi, Jésus Christ, véritablement, réellement
et substantiellement présent dans le sacrement de son amour
; et, par conséquent, comme de bons et fidèles serviteurs
de ce grand Roi, qu’ils aient soin de consacrer à
sa plus grande gloire tous leurs dons et toutes leurs vertus, leurs études,
leurs travaux, sans rien réserver personnellement. » |
PARTIE I
Voici quelques extraits du premier tome "La Présence Réelle" de la série "La Divine Eucharistie". Pour lire l'intégralité des textes présentées brièvement ci-dessous, cliquez sur les titres soulignés... Tous ces textes sont aussi disponibles en pdf
L 'Eucharistie est quelque
chose de surabondant à l'oeuvre de la Rédemption...
L’ADORATION EN ESPRIT ET EN VÉRITÉ:
L'adoration eucharistique a pour objet la divine personne de notre Seigneur Jésus Christ présent au Très Saint-Sacrement. Il est vivant, il veut que nous lui parlions, il nous parlera. Et ce colloque, qui s’établit entre l’âme et notre Seigneur, c’est la vraie méditation eucharistique, c’est l’adoration. Heureuse l’âme qui sait trouver Jésus en l’Eucharistie, et en l’Eucharistie toutes choses...
« Tant que nous n’aurons pas pour Notre Seigneur au Très Saint-Sacrement un amour de passion, nous n’aurons rien fait… On dit : mais c’est de l’exagération, tout cela. Mais l’amour n’est que de l’exagération ! Exagérer, c’est dépasser la loi. Eh bien, l’amour doit dépasser la loi. »
Connaître l'amour de Jésus-Christ, être rempli de sa plénitude, c'est le règne de Dieu en l'homme. Or, c'est le fruit de la dévotion au Cœur de Jésus vivant et nous aimant dans le Très Saint-Sacrement. Cette dévotion est le culte souverain de l'amour. Elle est l'âme de toute la religion et son centre, car la religion n'est que la loi, la vertu et la perfection de l'amour, et le Sacré-Cœur en est la grâce, le modèle et la vie. Étudions cet amour devant le foyer où il se consume pour nous. La dévotion au Sacré-Cœur a un double objet : elle se propose d'abord d'honorer, par l'adoration et le culte public, le Cœur de chair de Jésus-Christ, et ensuite l'amour infini dont ce Cœur a brûlé pour nous depuis sa création, et qui le consume encore au Sacrement de nos autels...
LE CULTE DE LA TRES SAINTE EUCHARISTIE:
Notre Seigneur est au Saint-Sacrement pour recevoir des hommes les mêmes hommages qu'il reçut de ceux qui eurent le bonheur de l'approcher durant sa vie mortelle... Notre-Seigneur, comme homme, n'est qu'au ciel et au Très Saint-Sacrement. C'est par l'Eucharistie que nous pouvons approcher du Sauveur en personne, vivant ; le voir, lui causer ; sans cette présence, le culte devient une abstraction. Par cette présence, nous allons à Dieu directement, et nous l'approchons comme pendant sa vie mortelle. Quel malheur, si nous étions réduits, pour honorer l'humanité de Jésus-Christ, à reporter nos souvenirs à dix-huit siècles en arrière ! C'est bon pour l'esprit : mais comment rendre l'hommage extérieur à un passé aussi éloigné ? Nous nous contenterions de remercier sans entrer dans la participation des mystères. Mais actuellement, je puis venir adorer comme les bergers; me prosterner comme les mages ; nous n'avons plus à regretter de n'avoir pas été Bethléem ni au Calvaire...
Jésus aura deux trônes, un de gloire au Ciel, un autre de douceur et de bonté sur la terre; deux cours: la cour céleste et triomphante, et la cour de ses rachetés ici-bas. Et disons-le, si Jésus ne pouvait demeurer en même temps ici-bas et au Ciel, il aimerait mieux demeurer avec nous que de remonter au Ciel sans nous. Certes, il a bien prouvé qu'il préfère le dernier de ses pauvres rachetés à toute sa gloire; et que ses délices sont d'être avec les enfants des hommes. Dans quel état Jésus demeurera-t-il avec nous? dans un état de passage, de temps à autre ? Non, mais dans un état persévérant. Il restera pour toujours. Mais voici un admirable combat qui se passe en l'âme de Jésus-Christ...
Que le Fils de Dieu ait aimé l'homme jusqu'à se faire homme, on le comprend: le Créateur devait avoir à coeur de réparer l'ouvrage de ses mains. Que l'Homme-Dieu soit mort sur la croix, on le comprend encore par un excès d'amour. Mais ce qui ne se comprend plus, ce qui épouvante ceux qui sont faibles dans la foi et scandalise les incrédules, c'est que Jésus-Christ glorieux, couronné, après avoir achevé sa mission ici-bas, veuille encore demeurer avec nous, et dans un état plus humilié, plus anéanti qu'à Bethléem, qu'au Calvaire même. Soulevons avec respect le voile mystérieux qui couvre le Saint des saints, et essayons de comprendre l'excès d'amour que nous témoigne le Sauveur...
L'EUCHARISTIE ET LA MORT DE JÉSUS:
Dans la communion s'achève la mort du Sauveur. Le coeur
du communiant devient son tombeau car, les saintes espèces se dissolvant
sous l'action de
la chaleur naturelle, l'état sacramentel cesse: Jésus-Hostie
ne se trouve plus en nous corporellement, c'est la mort du sacrement, la consommation
de l'holocauste... Tombeau glorieux dans le coeur du juste, tombeau d'ignominie
dans le coeur du pécheur; dans le premier, Notre-Seigneur dépose,
en perdant son être sacramentel, sa divinité, son Saint-Esprit;
et par là un germe de résurrection; mais dans le coeur coupable,
Jésus ne survit pas, l'Eucharistie est frustrée de sa fin. La
communion devient une profanation. C'est la mort violente et injuste de Notre-Seigneur,
crucifié par de nouveaux bourreaux...
L'EUCHARISTIE ET LA GLOIRE DE DIEU
Notre Seigneur n'a pas voulu demeurer sur la terre seulement par sa grâce, sa vérité, sa parole: il y est en personne. Nous possédons le même Seigneur Jésus-Christ que vit la Judée, bien que sous une autre forme de vie. Il a pris un vêtement sacramentel, mais c'est toujours Jésus, le Fils de Dieu et le Fils de Marie. La gloire de son Père, que Notre-Seigneur cherchait avant tout sur la terre, fait encore l'objet de tous ses désirs au Sacrement : on peut dire que Jésus-Christ a revêtu l'état sacramentel pour continuer d'honorer et de glorifier son Père...
Il est peu de personnes qui pensent aux vertus, à la vie, à l'état de Notre-Seigneur au Saint-Sacrement. On le traite comme une statue; on croit qu'il n'est là que pour nous pardonner et recevoir nos prières. C'est faux. Notre-Seigneur vit et agit: regardez-le, étudiez-le, imitez-le... Si vous lisez l'Évangile, transportez-le en l'Eucharistie, et de l'Eucharistie en vous. Vous avez alors une bien plus grande puissance. L'Évangile s'illumine, et vous avez sous les yeux et réellement la continuation de ce que vous y lisez... « Je suis la voie.». Que toute notre étude spirituelle soit donc de contempler l'Eucharistie, d'y chercher l'exemple de ce que nous avons à faire dans toutes les circonstances de la vie chrétienne: c'est en cela que consiste et par là que s'entretient la vie d'union à Jésus-Hostie. C'est par là que nous devenons eucharistiques dans notre vie; c'est par là que l'on se sanctifie selon la grâce de l'Eucharistie...
L'amour du coeur se concentre; on l'emprisonne pour le rendre plus fort: on réunit ses rayons pour faire lentille, comme l'opticien travaille son verre afin de réunir en un seul point toute la chaleur et toute la lumière des rayons solaires. Notre-Seigneur se comprime donc dans le très petit espace de l'hostie ; et comme on allume un grand incendie en appliquant le foyer brillant d'une lentille sur des matières inflammables, ainsi l'Eucharistie fait jaillir ses flammes sur ceux qui y participent et les embrase d'un feu divin...
Notre-Seigneur, pour entretenir en nous et pour rendre plus efficace l'espérance du ciel, pour nous faire attendre, patiemment le ciel de la gloire et nous y conduire, a créé le beau ciel de l'Eucharistie. Car l'Eucharistie est un beau ciel, le ciel commencé. N'est-elle pas Jésus glorieux venant du ciel sur 'la terre'; et amenant le ciel avec lui? Il vient et demeure corporellement en nos coeurs tant que dure le Sacrement; puis, les espèces détruites, il remonte au ciel, mais, demeure en nous par sa grâce et par sa présence d'amour... L'Eucharistie est l'échelle, non pas de Jacob, mais de Jésus, qui monte au ciel et en descend continuellement pour nous. Il est dans un mouvement incessant vers nous...
Nous devons honorer saint Jean comme un modèle parfait des adorateurs. Cette belle parole est la devise du dévouement et du service eucharistique: que le Très Saint-Sacrement grandisse, soit connu, aimé, et que nous nous anéantissions à ses pieds! Or, voyez comment saint Jean, dans les principales actions de sa vie, a été le modèle des adorateurs: sa vie semble n'avoir été qu'une adoration continuelle, et l'on y trouve les caractères de l'adoration par les quatre fins du Sacrifice, la meilleure de toutes les manières d'adorer...
Chaque fois Marie se mettra aux pieds de Jésus et y demeurera dans la prière; Marthe en sera jalouse. Ainsi font ceux qui croient qu'il n'y a de bon qu'un seul état, une seule manière de vivre. Tous sont bons. Celui que vous avez est bon: gardez-le, mais ne méprisez pas les autres. Marthe, en travaillant pour Jésus, faisait bien; elle eut tort d'être jalouse de sa soeur.Vous savez comment Jésus lui répond et défend Madeleine. II vaut mieux écouter sa voix que le nourrir. Cela arrive encore aux vocations actives de se plaindre des âmes contemplatives. « Vous êtes inutiles ! venez donc travailler au salut de vos frères par la charité! » Mais Jésus les défend ici. Ne faut-il pas aussi faire la charité à Jésus-Christ, pauvre et délaissé dans son Sacrement ?
PARTIE II
Voici quelques extraits du second tome "La Sainte Communion" de la série "La Divine Eucharistie". Pour lire l'intégralité des textes présentées brièvement ci-dessous, cliquez sur les titres soulignés...
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La grâce d'attrait au Saint-Sacrement est la grâce des grâces: elle donne un caractère de vie plus parfait. Non seulement elle nous trace vers les autres mystères une voie plus facile, mais tous les mystères trouvent en elle leur vie, leur glorification; elle renferme la glorification de toutes les vertus, de toutes les perfections. Le Seigneur en a fait l'abrégé de toutes ses merveilles de gloire, de vertu et de sainteté; elle les renferme donc toutes... De l'Eucharistie, vous irez au Calvaire, à Nazareth, à Bethléem; mais ces mystères séparés de l'Eucharistie sont sans vie actuelle et présente...
La Communion est le complet développement, l'épanouissement de l'Incarnation. Le Corps de Jésus-Christ s'unit donc à notre corps, son âme à notre âme, et sa divinité plane sur l'un et l'autre. Notre corps est, pour ainsi dire, enchâssé au Corps de Notre-Seigneur... Notre corps en prend la force, la grâce, l'intégrité, les moeurs. Laissons donc notre corps se reformer dans ce moule divin et germer en lui pour la gloire. Mais l'âme? Jésus-Christ va droit à notre âme. Il lui dit: « je veux t'épouser pour toujours » L'âme est surtout le but que Jésus vise en nous. Le corps n'est qu'une antichambre: il est le premier honoré, mais Notre-Seigneur ne fait qu'y passer. L'âme reçoit Jésus, et communique à sa vie divine: elle est comme perdue en Notre-Seigneur. |
Que Notre-Seigneur ne demeure pas stérile dans son ciboire. L'union entre l'âme et Jésus-Christ est plus étroite que toute autre union. Elle se fait ente Jésus-Christ et l'âme d'une manière spirituelle et plus intime que le changement même de la nourriture en la substance de celui qui la prend. L'âme s'unit tellement à Jésus-Christ qu'elle perd en quelque sorte son être propre pour laisser vivre en elle Jésus seul: « Vraiment cest le Christ qui vit en moi ». Cette union a des degrés d'intimité: plus l'amour est fort, plus elle est étroite et resserrée; de même que deux cires s'unissent d'autant mieux qu'elles sont plus liquides. L'âme se fond en Jésus-Christ comme une goutte d'eau se perd dans l'océan et devient partie de l'océan... LE RECUEILLEMENT - AME DE LA VIE D'ADORATION Dans le recueillement, il faut un centre divin. C'est en Jésus, et en Jésus tout bon et tout aimable, que vous devez placer le centre de vie de votre recueillement, parce qu'en lui seul vous trouverez la liberté sans entraves, la vérité sans nuage, la sainteté dans sa source: c'est bien à vous, surtout, qui voulez vivre de l'Eucharistie, que Jésus-Christ a dit: «Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et je demeure en lui. » Voilà donc la puissance et la force du saint recueillement: c'est une demeure mutuelle, une société divine et humaine qui s'établit dans notre âme, dans notre intérieur, avec Jésus-Christ présent en nous par son Esprit... |
PARTIE III
Voici quelques extraits du second tome "Retraites au pied de Jésus-Eucharistie" de la série "La Divine Eucharistie". Puisque les textes de ce recueil se retrouvent en grande partie dans les PARTIE IV et V - les grandes retraites de Rome et de 1867, seulement les éléments nouveaux sont ici présentés...
Ma convenance, mon intérêt, l'amour, veulent que je vive de la vie de Jésus au Très Saint-Sacrement; sa vie doit être la règle et la fin de la mienne. Or la vie eucharistique de Jésus a deux caractères bien distincts: 1. Elle est cachée. « Vous êtes vraiment un Dieu caché! » s'écriait Isaïe à la vue du mystère eucharistique. État voilé. 2. Le second caractère de la vie eucharistique de Jésus, c'est qu'elle est tout intérieure en Dieu. Action cachée. Que fait Jésus au Très Saint-Sacrement...
Ladoration eucharistique, voilà l'action royale et souveraine du religieux du Très Saint-Sacrement: tout dans sa vie doit le préparer, l'orner, le perfectionner pour l'adoration. Tout en sa vie doit être soumis et subordonné à cet exercice divin, parce que c'est l'acte religieux le plus grand, le plus saint, le plus juste de sa vocation et de sa vie...
Dans son zèle pour sa gloire, il faut le faire adorer, aimer et servir de tous les hommes, lui élever partout un trône d'amour et lui procurer des adorateurs fidèles. Jésus a dit: « je suis venu apporter le feu sur la terre; tout mon désir est de voir ce feu embraser l'univers. » « Or, ce feu divin, c'est l'Eucharistie », dit saint Jean Chrysostome. Les incendiaires de ce feu eucharistique sont tous ceux qui aiment Jésus; car l'amour véritable veut le règne et la gloire de son bien-aimé. Mais quelles sont les oeuvres de cet apostolat eucharistique...
C'est l'amour de Jésus-Christ qui doit faire un véritable religieux du Très Saint-Sacrement. L'amour doit être le mobile de toutes ses actions, le centre de sa vie, et la fin de tous ses sacrifices...
CHEMIN DE CROIX EUCHARISTIQUE avec introduction sur le lien entre l'Eucharistie et la Passion du Seigneur
PARTIE IV
Grande Retraite de Rome
Voici quelques textes choisis dans les notes du Père Eymard pour sa grande retraite de Rome. Pendant cette retraite de 60 jours, la méditation du Père Eymard atteint son sommet spirituel...
Vertu caractéristique
d'un adorateur (le 1er février 1865)
Raisons de l'anéantissement de Jésus au T. S. S. (le 1er février
1865)
L'anéantissement sacramentel de Jésus, gloire de son Père
(2 février 1965)
St Jean 15 : Union (8 février 1865)
Service de Jésus Christ (21 février 1865)
Mon service eucharistique (21 février 1865)
Jésus sacramentel n'est pas aimé (3 mars 1865)
Sacrifices de l'amour (3 mars 1865)
Centre eucharistique (4 mars 1865)
Centre de vie (5 mars 1865)
Bonté de ce centre divin (5 mars 1865)
Douceur eucharistique (13 mars 1865)
Dieu, hôte de l’homme dans l’Eucharistie (14 mars 1865)
Amour personnel de Jésus (16 mars 1865)
Mon union avec notre Seigneur (22 mars 1865)
Centre de l'union (23 mars 1865)
Quarante Heures - Jésus Roi (27 mars 1865)
1er méditation d'adoration (28 mars 1865)
2e adoration (28 mars 1865)
Milice eucharistique (29 mars 1865)
PARTIE V
Extrait
de la retraite prêchée en 1867 aux religieux du Très Saint-Sacrement
DE LA VOCATION EUCHARISTIQUE
I. Nous avons été choisis par Dieu le Père de toute éternité, pour devenir les adorateurs, par état, de son divin fils au très Saint-Sacrement…
II. Examinons quelles sont les qualités de cette vocation… La vocation eucharistique est excellente entre toutes. L'excellence d'une chose se prend de sa fin: la fin de notre vocation est le service de Notre-Seigneur Jésus-Christ, dans l'état le plus glorieux qu'il puisse avoir ici-bas, dans l'exposition solennelle et perpétuelle du très Saint-Sacrement. Il ne peut y avoir de fin plus excellente que celle-là: d'autant que nous atteignons immédiatement Notre-Seigneur par notre service. Il n'y a aucun intermédiaire entre notre service et Notre-Seigneur: ce n'est pas le prochain, les oeuvres de zèle, et, par le prochain et ces oeuvres, Notre-Seigneur; non, mais c'est Notre Seigneur lui-même uniquement et immédiatement que nous servons.
III. Notre vocation est sainte… Ici Notre-Seigneur porte son amour jusqu'à sa dernière consommation. Elle est sainte parce qu'elle nous donne les moyens de sanctification les plus puissants, en nous mettant en rapport immédiat, en rapport de vie avec Jésus-Christ, qui est non seulement une grâce, mais l'auteur même de la grâce en son sacrement très saint. Elle rend une grande gloire au Père céleste, parce qu'elle lui présente Jésus son fils au Saint-Sacrement. Or, là Jésus est dans un état plus parfait que durant sa vie mortelle: il y est glorieux, immortel et c'est cet état de gloire et de royauté qu'il immole sans cesse dans l'Eucharistie à la gloire de son Père.
IV. Notre vocation est éminemment apostolique… Nous faisons travailler Notre-Seigneur à la conversion des âmes en l’exposant et en nous unissant par nos adorations à sa prière et à son apostolat. C'est le privilège unique de notre vocation d'exposer Notre-Seigneur et de le mettre dans l’exercice solennel de son office de médiateur; ce n'est, en effet, que parce que nous sommes à ses pieds qu'il est sur son trône; l’Eglise ne permettrait pas qu'il y perpétuât sa présence de jour et de nuit, s'il ne devait trouver des adorateurs que se succèdent pour le servir le jour et la nuit: nous lui sommes nécessaires pour qu'il se manifeste dans son exposition; nous délions sa puissance.
V. Mais si c'est une si belle vocation, comment se fait-il que nous soyons si peu nombreux…
VI. Dès lors rappelez-vous que la société ne doit faire qu'une chose, vous faire disparaître le plus possible, afin d'exalter davantage Notre-Seigneur par votre propre abaissement…
Voici quelques extraits
du tome "Notre
Dame du Très Saint-Sacrement"
de la série "La Divine Eucharistie".
Pour lire l'intégralité des textes présentées
brièvement ci-dessous, cliquez sur les titres soulignés...
Mois de Notre Dame du Saint-Sacrement
« Tous d'un même cur étaient assidus à la prière avec quelques femmes, dont Marie mère de Jésus, et avec ses frères. » (Ac 1, 14)
Mais où trouve-t-on Jésus sur la terre sinon dans les bras de Marie ? N'est-ce pas elle qui nous a donné l'Eucharistie! C'est son acquiescement à l'Incarnation du Verbe dans son sein, qui a commencé le grand mystère de réparation envers Dieu et d'union avec nous que Jésus accomplit pendant sa vie mortelle et qu'il continue au Sacrement. Il ne faut jamais séparer Marie de Jésus: on ne saurait aller à Lui sans passer par Elle. Je dis même que plus nous aimons l'Eucharistie, plus nous devons aimer Marie... (Méditation préparatoire)
La sainte Vierge avait un attrait si puissant à l'Eucharistie, qu'elle ne pouvait s'en séparer; elle vivait dans le Saint-Sacrement, elle vivait de lui. Elle passait les jours et les nuits aux pieds de son divin Fils; sans doute elle se prêtait à la piété des apôtres et des fidèles qui voulaient la voir et l'entretenir; mais son amour pour son Dieu caché transpirait sur son visage et communiquait ses ardeurs à tous ceux qui l'entouraient. O Marie, enseignez-nous la vie d'adoration ! Apprenez-nous à trouver comme vous tous les mystères et toutes les grâces en l'Eucharistie; à faire revivre l'Evangile, à le lire dans la vie eucharistique de Jésus. Rappelez-vous, ô Notre-Dame du Très Saint-Sacrement, que vous êtes la mère des adorateurs de l'Eucharistie ! (Jour 1)
Aussi nous laisse-t-il sa Mère, qui aura la mission de nous prendre par la main, pour nous conduire à son Tabernacle. La sainte Vierge devient donc notre Mère pour l'Eucharistie; elle est chargée de nous faire trouver notre Pain de vie, de nous le faire apprécier et désirer; elle reçoit mission de nous former à l'adoration. O Jésus, je ne sais pas adorer, moi; mais je vous offre les paroles, les élans du coeur de votre Mère, qui est la mienne aussi; je ne sais pas adorer; mais je vous répéterai son adoration pour les pécheurs, pour la conversion du monde et tous les besoins de l'Eglise. (Jour 19)
C'est Marie qui formera à Jésus-Eucharistie sa cour d'honneur; c'est elle qui lui formera des serviteurs. Oh ! n'en doutez pas, si vous êtes entrés au Cénacle, si vous avez le bonheur de connaître, d'aimer et de servir le Très Saint-Sacrement, c'est à Marie que vous le devez; c'est elle qui vous a demandés au Père céleste pour la garde d'amour du Dieu de l'Eucharistie; c'est elle qui vous a conservés purs au milieu du monde; elle qui vous a conduits comme par la main au pied du trône eucharistique. Oh ! remerciez-la bien cette bonne Mère! vous lui devez toutes les grâces de votre vie, et la plus grande de toutes, celle d'aimer et de servir, en lui consacrant votre vie tout entière, le Roi des rois sur son trône d'amour ! (16ème jour)
L'adoration de Marie était profonde, intérieure, intime. C'était le don d'elle-même. Elle s'offrait tout entière au service d'amour du Dieu de l'Eucharistie: car l'amour ne pose ni conditions ni réserves; il ne pense plus à soi, ne vit plus pour soi; il est étranger à lui-même, et ne vit que pour le Dieu qu'il aime. Tout en Marie allait vers le Saint-Sacrement comme vers son centre et sa fin. Un courant de grâce et d'amour s'établissait entre le Coeur de Jésus-Hostie et le coeur de Marie adoratrice: c'étaient deux flammes qui se perdaient en une seule; Dieu fut alors parfaitement adoré par sa créature! (Jour 20)
Marie faisait une mission perpétuelle de pénitence et de prière au pied de la très adorable Eucharistie; elle y traitait du salut du monde: dans son zèle immense elle embrassait les besoins des fidèles de tous les lieux et de tous les temps à venir, qui devaient hériter de la sainte Eucharistie et la servir. Mais la mission la plus chère à son âme était de prier continuellement pour le succès des prédications et des travaux des apôtres et de tous les membres du sacerdoce de Jésus-Christ. Aussi ne faut-il pas sétonner que ces ouvriers apostoliques convertissent si facilement des royaumes entiers; Marie se tenait au pied du trône de la miséricorde, suppliant pour eux la bonté du Sauveur. Sa prière convertissait les âmes, et, comme toute conversion est le fruit de la prière, et que la prière de Marie ne pouvait éprouver de refus, les apôtres avaient en cette Mère de bonté leur meilleur auxiliaire: « Bienheureux celui pour qui prie Marie ». Les adorateurs partagent la vie et la mission de prière de Marie au pied du Très Saint-Sacrement: c'est la plus belle de toutes les missions... (Jour 24)
Neuvaine à Notre Dame du Très Saint-Sacrement
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