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OBJECTIONS CONCERNANT L'ADORATION EUCHARISTIQUE

OBJECTIONS CONCERNANT L'ADORATION EUCHARISTIQUE PERPÉTUELLE


On connaît les réticences de nombreuses personnes devant la pratique de l’adoration eucharistique. Parfois, ces oppositions relèvent d’une allergie à la prière contemplative en général, une crainte de fuite dans le « spirituel », de désengagement dans la vie du monde, un rapport magique et superstitieux envers les espèces consacrées. Parfois, ces oppositions relèvent d'incompréhensions que nous souhaitons clarifier ici... Plusieurs objections contre l’adoration eucharistique ont été exposées. En voici quelques unes :

OBJECTIONS CONCERNANT L'ADORATION EUCHARISTIQUE

1. Objection : Pourquoi adorer l'Eucharistie si Dieu est présent en nous, et si on peut l'adorer en nous ? Adoration ou Oraison ? L'adoration eucharistique est-elle concédée par l'Église à ceux qui ne savent pas faire oraison ? Est-elle une sorte de "fast-food" par rapport à l'oraison carmélitaine ?

2. Objection : On accuse l’adoration eucharistique d’être sentimentale et attachée à un signe concret.

3. Objection : Est ce qu'en adorant le Saint-Sacrement, on ne risque pas de "chosifier" Jésus, d'aller aimer "son petit Jésus à soi" ?

4. Objection : Le Christ a dit seulement « Prenez et mangez ». Il n'a pas dit « Prenez et adorez ». Ainsi, il ne faut pas adorer l'Eucharistie.

5. Objection : Il est inutile d'adorer si on ne va pas ensuite évangéliser ensuite...

6. Objection : Les personnes qui veulent l'adoration ne comprennent pas le lien entre l'Eucharistie et la communauté. L'adoration représente un recul dont la conséquence est de séparer l'Eucharistie de la Messe.

7. Objection : Ce n'est pas nécessaire d'avoir l'exposition du Saint Sacrement pour l'adoration eucharistique. Jésus est tout aussi présent au tabernacle.

8. Objection : La présence du Seigneur parmi nous n'est pas limitée par sa présence dans l'Eucharistie. Jésus est avec nous d'autres manières aussi. Par exemple, il est parmi nous lorsque nous nous rassemblons pour prier, pour célébrer les sacrements, pour lire les Saintes Ecritures. Bien que l'Eucharistie soit la présence du Christ que nous célébrons le plus, on doit garder ce sacrement dans le contexte qui lui est propre.

9. Objection : Puisque la pratique de l'adoration eucharistique était absente au premier siècle, celle-ci n'est pas utile aujourd'hui.

10. Objection : On ne peut prier le chapelet devant le Saint-Sacrement ni prier l'office...

PRINCIPALES OBJECTIONS CONCERNANT L'ADORATION EUCHARISTIQUE PERPÉTUELLE

11. Objection : L'adoration perpétuelle dans les églises paroissiales n'est pas encouragée par l'Eglise...

12. Objection : L'adoration perpétuelle n'est pas possible à cause des vacances...

13. Objection : Pas suffisamment de paroissiens accepteront de s'engager de manière permanente dans l'adoration perpétuelle.

14. Objection : Même si les paroissiens s'engagent généreusement à une heure d'adoration hebdomadaire, ils se décourageront rapidement.

15. Objection : À cause de la violence, il est trop dangereux de commencer l'adoration de nuit.

16. Objection: 4 raisons qui montrent que l'adoration perpétuelle est possible en paroisse.

17. Objection : Il se pourrait que l'on interprète la pratique prolongée de l'adoration perpétuelle comme une diminution de l'importance de l'exposition à des temps forts, tels que les Quarante Heures, ou l'Heure Sainte du Jeudi Saint.

18. Objection : L'exposition dans une chapelle latérale ou dans une salle quelconque est à déconseiller. S'il y a exposition, elle devrait avoir lieu dans une chapelle conçue pour cela, ou au maître autel de l'église.

19. Objection : Il n'est pas bon que, dans nos paroisses, on fasse l'exposition en même temps que la messe, même dans les cas où la chapelle serait séparée de l'église par une cloison vitrée, ou encore un mur de briques.


RÉPONSES AUX PRINCIPALES OBJECTIONS CONTRE L'ADORATION EUCHARISTIQUE

1. Objection : Pourquoi adorer l'Eucharistie si Dieu est présent en nous, et si on peut l'adorer en nous ? Adoration ou Oraison ? L'adoration eucharistique est-elle concédée par l'Église à ceux qui ne savent pas faire oraison ? Est-elle une sorte de "fast-food" par rapport à l'oraison carmélitaine ?

Réponse :

1. "Eh bien, c'est tout simple! Quand nous adorons Jésus Hostie, nous l'adorons à la fois présent substantiellement dans l'hostie et tout aussi réellement, mais spirituellement, en nous. Le ciel est à la fois sur l'autel et dans notre cœur. Nous sommes comme une de ces belles éponges plongées dans l'océan. Nous sommes dans l'eau, mais l'eau est aussi en nous : « Demeurez en moi, comme moi en vous». Nous nous laissons envahir de toute part par l'amour de notre Dieu, de l'extérieur et de l'intérieur. Quel est notre rôle? Il est simple aussi. Rappelons-nous les paroles de saint Jean: « Jésus est venu chez les siens, et les siens ne l'ont pas accueilli. » Si la belle éponge se rétracte, se ferme, elle ne peut pas absorber l'eau qui lui est offerte... Aussi demandons à l'Esprit Saint de nous aider à nous ouvrir à l'amour, offert en nous et devant nous. Accueillons-le, laissons-nous faire, abandonnons-nous dans la confiance, «tout éveillés, dans la foi, à l'action créatrice de Dieu en nous ». Accueillons le plus possible cet amour offert, afin que le trop-plein de l'éponge que nous sommes se déverse sur les autres. Telle est la source d'eau vive que le Seigneur a promise à la Samaritaine." (Anne Françoise Vater, Initiation à la prière et à l’adoration, page 152) Notre temps d'adoration eucharistique nourrit tous les temps de prière de la journée et accroît notre conscience de la présence de Dieu dans toutes les activités...

"L'adoration n'est pas l'oraison; elle est d'abord contemplation du mystère de la Présence eucharistique du Christ. Le Christ présent dans l'ostensoir est certes tout aussi présent dans le tabernacle, mais si l'Église nous fait adorer ainsi le Christ, c'est pour nous aider à entrer plus profondément dans le mystère eucharistique, et à vivre plus intensément de sa présence réelle." (Mgr Patrick Chauvet, "Il est là ! L'adoration eucharistique)

L'adoration eucharistique est-elle concédée par l'Église à ceux qui ne savent pas faire oraison ? Est-elle une sorte de "fast-food" par rapport à l'oraison carmélitaine ? Pour approfondir cette objection, cliquez sur adoration ou oraison ?

2. Certains déclarent préférer prier chez eux. L’expérience montre qu'il est plus difficile de prier chez soi à cause du bruit, des distractions ou des dérangements divers que dans une chapelle dédiée uniquement à la prière d'adoration. L’Eucharistie est le moyen sublime que Dieu donne dans la surabondance de son amour pour que l'homme s’unisse à lui. L'Église encourage aujourd'hui vivement la pratique de l'adoration eucharistique. Il serait dommage de la négliger ! Vouloir rencontrer Dieu en nous dans un cœur à cœur sans passer par le face à face de l’adoration nécessite une purification du moi intérieur et une solide formation, sans quoi l’oraison risque de nous ramener à nous-mêmes et non à Dieu présent en nous. Dans le face à face de l’adoration, le Corps ressuscité de Jésus nous purifie, nous transforme et nous divinise. Contempler l’Hostie nous conduit au cœur à cœur avec Jésus. Retour à la page précédente

2. Objection : On accuse enfin l’adoration eucharistique d’être sentimentale, et attachée à un signe concret.

Réponse : "Notre foi, pourtant, a besoin pour fixer son attention et d’être attirée par un signe qui renvoie à la réalité divine. La vue de l’hostie consacrée soutient la démarche de foi. Est-ce une concession à la faiblesse et à la psychologie humaine ? C’est plutôt la loi de l’Incarnation qui joue : notre être doit pouvoir collaborer à l’expression de notre amour afin de le rendre plus intense et plus incandescent. L’adoration eucharistique est de ce fait une merveilleuse miséricorde de Dieu. Il place le Corps eucharistique de Jésus à notre portée, sous notre regard. On ne peut nier le réalisme anthropologique de cette dévotion. L’intimité avec Dieu qui, en son Fils a pris chair de notre chair pour nous faire partager sa divinité, ne veut pas se passer de l’incarnation des moyens. De quelle manière faire entrer nos contemporains dans ce mouvement d’adoration, dans un contexte où le rapport au corps est biaisé ? Dans notre civilisation, le corps est souvent devenu un objet : de séduction et de convoitise qui est exhibé, de promotion commerciale, de publicité et de commerce de manipulation (une boîte à outils : transplantation d’organes, manipulations génétiques) D’un côté le corps est adulé, de l’autre méprisé, quand il est fripé, usé, déjà habité par la proximité de la mort. Quand il ne correspond plus aux canons de beauté, à l’utopie de l’éternelle jeunesse. Tant de nos contemporains voudraient un corps éternellement indemne, préservé et qui n’a pas servi. Un corps sans histoire.

Dans l’adoration, face au corps eucharistique du Christ, corps livré pour la vie du monde, corps qui a transité par la mort et qui s’est fait don et nourriture, corps qui révèle à l’Eglise l’intériorité et le mystère de l’amour de Dieu pour l’homme, le croyant agenouillé est invité à offrir son corps « en hostie, vivante, sainte, agréable à Dieu ». (Rm 12,1). En mobilisant son corps dans un geste de recueillement et d’offrande, en déchargeant son esprit de toute préoccupation, centrée sur Jésus-Hostie, l’adorateur accueille pour lui-même, au nom de l’Eglise et pour le salut du monde, la Mission du Christ qui donne sa vie pour que le monde ait la vie. « Votre corps est le temple de l’Esprit-Saint. Rendez gloire à Dieu dans votre corps » (1 Co, 19-20)..."
(Mgr Dominique Rey, Adoration et évangélisation) Retour à la page précédente

3. Objection : Est ce qu'en adorant le Saint-Sacrement, on ne risque pas de "chosifier" Jésus, d'aller aimer "son petit Jésus à soi" ?

L'adoration eucharistique, est-ce une piété personnelle ou une prière aux dimensions du monde ? Qui rencontrons-nous dans l'adoration ? « Son petit Jésus » que l'on va aimer pour soi, ou bien Jésus qui se donne et nous pousse à nous donner en retour ? Jésus au Saint-Sacrement n'appartient à personne comme un bien propre, mais il est le don du Père pour la vie du monde. Pour bien comprendre l'adoration eucharistique, il faut toujours revenir à sa source, la Messe. Célébrée pour la gloire de Dieu et le salut du monde, la Messe est le mémorial de la Passion du Christ. Plus largement, la Messe rend présente et efficace aujourd'hui la mission du Christ, de son incarnation jusqu'à la Pentecôte et anticipe sa venue définitive et glorieuse. Cette mission du Sauveur s’inscrit dans l’oeuvre des trois Personnes divines : le Père a envoyé son Fils dans le monde ; le Fils l'a sauvé par sa mort sur la croix et a envoyé l'Esprit qui forme l'Église. L'Église vit de l'Eucharistie et l'Eucharistie fait l'Église. Les Personnes divines renouvellent leurs missions propres chaque fois que l'Église célèbre l'Eucharistie : le Père envoie de nouveau son Fils qui prend chair dans l'Eucharistie et se donne au monde : « Je suis le pain vivant donné pour la vie du monde » (Jn 6, 51). L'Esprit est donné à ceux qui s’approchent de l’Eucharistie dans la foi : « 'Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi, et qu'il boive, celui qui croit en moi !' selon le mot de l'Ecriture : ‘de son sein couleront des fleuves d'eau vive’. Il parlait de l'Esprit que devaient recevoir ceux qui avaient cru en lui » (Jn 7, 38). L'Eucharistie n'existe que pour être don. La célébration de la Messe trouve son accomplissement dans la communion, d'abord sacramentelle, mais ensuite spirituelle : c'est l'adoration eucharistique. Ainsi, nous contemplons en l'hostie non pas « son petit Jésus à soi », mais Jésus, l'envoyé du Père, qui se donne à nouveau au monde, déversant son Esprit dans le cœur des croyants. L'adoration devient union à Dieu lorsque nous nous associons à ce mouvement de l'amour qui se donne, c'est-à-dire lorsque nous participons à la triple mission des Personnes de la Sainte Trinité…

Il est donc précieux de s'entretenir avec le Christ et, penchés contre Jésus comme le disciple bien-aimé, nous pouvons être touchés par l'amour infini de son Cœur qui répand l'Esprit. Nous apprenons à connaître plus profondément celui qui s'est donné totalement pour devenir disciple et pour entrer, à notre tour, dans ce grand mouvement de don, pour la gloire de Dieu et le salut du monde. Nous sommes appelés à nous mettre à son école, pour être peu à peu configurés à Lui, pour laisser l'Esprit agir en nous et pour réaliser la mission qui nous est confiée. En particulier, l'amour du Christ nous pousse à travailler sans cesse à l'annonce de l'Évangile et pour le service des hommes. « Nous ne formons qu'un seul Corps, car nous avons tous part à ce pain unique » (1 Co 10, 17). Le mystère eucharistique est la source, le centre et le sommet de l'activité spirituelle et caritative de l'Église (Presbyterorum Ordinis, 6). Ainsi, « la proximité avec le Christ, dans le silence de la contemplation, n'éloigne pas de nos contemporains mais, au contraire, elle nous rend attentifs et ouverts aux joies et aux détresses des hommes, et elle élargit le cœur aux dimensions du monde. Elle nous rend solidaires de nos frères en humanité, particulièrement des plus petits, qui sont les bien-aimés du Seigneur. Par l'adoration, le chrétien contribue mystérieusement à la transformation radicale du monde et à la germination de l'Évangile. Toute personne qui prie le Sauveur entraîne à sa suite le monde entier et l'élève à Dieu. Ceux qui se tiennent devant le Seigneur remplissent donc un service éminent ; ils présentent au Christ tous ceux qui ne le connaissent pas ou ceux qui sont loin de lui ; ils veillent devant lui, en leur nom... » (Lettre de Jean Paul II à Mgr Houssiau, évêque de Liège)

Voilà pourquoi il est important de proposer dans une paroisse, non pas une adoration "self-service" (on adore quand on passe par là) ou une adoration "gruyère" (on n'organise pas les heures d'adoration, donc il y a des trous, des temps où le Saint-Sacrement est laissé seul), mais une chaîne ininterrompue de prière et d'intercession pour l'Église et pour le monde. Pour dépasser une adoration affective (on adore quand on le sent... on va voir 'son petit Jésus') et passer à une adoration en 'esprit et en vérité', une adoration en Église et pour l'Église, il est bon de s'engager à une heure fixe d'adoration par semaine : « Les véritables adorateurs adoreront le Père en ‘esprit et en vérité’ » (Jn 4, 23). L'adoration devient alors un service pour l'humanité. Nous veillons au nom de l'Église, pour ceux qui en ont le plus besoin... L'expérience montre que l'engagement à une heure fixe permet de persévérer aussi dans les périodes d'aridité et de sécheresse spirituelles...

4. Objection : Le Christ a dit seulement « Prenez et mangez ». Il n'a pas dit « Prenez et adorez ». Ainsi, il ne faut pas adorer l'Eucharistie.

Réponse :

1. "Depuis la réforme liturgique, la Messe et l’adoration en dehors de la Messe étaient souvent considérées comme en opposition : le Pain eucharistique ne nous aurait pas été donné pour être contemplé, mais pour être mangé, selon une objection alors courante. Dans l’expérience de prière de l’Eglise, s’est désormais manifesté le manque de sens d’une telle opposition. Augustin avait déjà dit : « Que personne ne mange cette chair sans auparavant l’adorer ;... nous pécherions si nous ne l’adorions pas ». De fait, dans l’Eucharistie nous ne recevons pas simplement quelque chose.

Celle-ci est la rencontre et l’unification de personnes ; cependant, la personne qui vient à notre rencontre et qui désire s’unir à nous est le Fils de Dieu. Une telle unification ne peut se réaliser que selon la modalité de l’adoration. Recevoir l’Eucharistie signifie adorer Celui que nous recevons. Ce n’est qu’ainsi, et seulement ainsi, que nous devenons une seule chose avec Lui. C’est pourquoi le développement de l’adoration eucharistique, telle qu’elle a pris forme au cours du Moyen-âge, était la conséquence la plus cohérente du mystère eucharistique lui-même : un accueil profond et véritable ne peut mûrir que dans l’adoration. C’est précisément dans cet acte personnel de rencontre avec le Seigneur que mûrit ensuite également la mission sociale qui est contenue dans l’Eucharistie et qui veut briser les barrières non seulement entre le Seigneur et nous, mais également et surtout les barrières qui nous séparent les uns des autres..." (Benoît XVI à la curie romaine le 22 décembre 2005)

2. Jésus a dit «Prenez et mangez» lors de la Sainte Cène. Mais juste après, au jardin des Oliviers, il a demandé à ses disciples «Ne pouvez-vous pas veiller une heure avec Moi ?» Ainsi, après avoir donné son corps à manger dans l'Eucharistie, Jésus demande à ses disciples de veiller avec lui, de passer du temps en sa compagnie. Cet appel de Jésus s'adresse d'abord aux apôtres, mais ensuite à chaque chrétien. Puisque l'Eucharistie est la "continuation et l'extension de l'incarnation" (Mirae caritatis : “l’admirable trésor” par LEON XIII, 1902), c'est à dire la présence corporelle de Jésus à son Église, le croyant d'aujourd'hui peut rendre à Jésus le même hommage que ses disciples il y a 2000 ans. Le mode de présence sacramentel de l'Eucharistie continue et étend la présence du Christ à son Église. L'adoration du Saint-Sacrement donne aux croyants d'aujourd'hui de rendre le même service à la personne divine de Jésus que les disciples d'alors. Par notre foi et notre amour envers le Saint-Sacrement, nous offrons à Jésus ce que ses disciples lui ont offert dans sa présence naturelle autrefois.

3. Il est vrai que le noyau central de la foi eucharistique, donné par Jésus, est « Prenez et mangez, faites ceci en mémoire de moi ». Mais il ne faut pas rejeter ce que l'Esprit-Saint a enseigné à son Église au cours des siècles pour approfondir ce mystère même. Dans son grand discours eucharistique de la sainte Cène, Jésus a dit: « J'ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais pour l'instant vous n'avez pas encore la force de le porter. Quand il viendra, l'Esprit, il vous guidera dans la vérité tout entière: il redira tout ce qu'il a entendu dire; et ce qui doit venir, il vous le fera connaître. Il me glorifiera, car il prendra ce qui vient de moi et vous le fera connaître.» (Jn 16, 12) En effet, plus l’Eglise a pénétré le mystère de l’Eucharistie, plus elle a compris que la réception du Christ dépasse le cadre de la célébration. Le mystère eucharistique demeure. Il nous inclut dans le culte divin de l’Eglise universelle…

4. Dans le Catéchisme de l'Église Catholique sur l'adoration de l'Eucharistie (1378-1380), nous lisons : "dans l'Église primitive, la réserve eucharistique avait d'abord pour but la communion des malades, mais après, avec une meilleure compréhension du mystère, sous l'inspiration du Saint Esprit, l'Église a développé le culte d'adoration du Saint-Sacrement." Jean-Paul II rappelle que l'Eucharistie ne peut se réduire à sa dimension communautaire de banquet et de sacrifice, mais doit aussi être vécue dans sa dimension de présence, c'est-à-dire dans l'adoration eucharistique. (cf. Ecclesia de Eucharistia, 61).

"L'animation et l'approfondissement du culte eucharistique sont une preuve du renouveau authentique que le Concile s'est fixé comme but, et ils en sont le point central. Et cela, vénérés et chers Frères, mérite que nous y réfléchissions spécialement. L'Eglise et le monde ont un grand besoin de culte eucharistique. Jésus nous attend dans ce sacrement d'amour. Ne mesurons pas notre temps pour aller le rencontrer dans l'adoration, dans la contemplation pleine de foi et prête à réparer les grandes fautes et les grands délits du monde. Que notre adoration ne cesse jamais..." (Jean-Paul II écrit dans Dominicae Cenae) Retour à la page précédente

5. Texte tiré de « Dieu nous est proche » L’Eucharistie au cœur de l’Église Benoit XVI Page 94-98

5. Objection : Il est inutile d'adorer si on ne va pas ensuite évangéliser ensuite...

Réponse : Certains disent : "Si après avoir adoré le Saint-Sacrement, vous n'allez pas évangéliser, votre adoration a été stérile..." Ceci est absurde. On adore avant tout parce que Dieu en est digne. Ceci suffit !!! (cf. les étymologies de l'adoration par Benoît XVI). Adorer est le premier devoir de justice de l'homme vis-à-vis de son Créateur, "rien de plus doux sur terre, rien de plus apte à faire avancer dans les voies de la sainteté..." (Paul VI, Mysterium Fidei). Jésus dans l'Eucharistie est l'Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde : "Il est digne est l’Agneau immolé de recevoir tout honneur, louange et gloire (Ap 5, 12) dans une adoration incessante (Ap 7, 15) pour tout ce qu’il a fait pour notre salut. (Ap 5, 9)". "Adorer la sainte Hostie, ce devrait être le fond de la vie de tout humain" (Charles de Foucauld).

Adorer est en soi un acte qui nous évangélise et qui évangélise le monde par sa puissance de transformation. "L’adoration est un acte intime, mais aussi missionnaire, évangélisateur. N’est-elle pas l’acte où se révèle que le monde a un cœur et que ce cœur vibre de l’amour qui transforme tout ?" (Mgr Dominique Rey, Congrès de l'adoration, Paray-le-Monial, 2006). Outre l'union avec Dieu et l'expérience de l'amour infini du Coeur du Christ, l'adoration en "esprit et en vérité" pousse naturellement le croyant, s'il ne résiste à l'Esprit, à annoncer Jésus-Christ à ses proches comme la Samaritaine à annoncé aux siens sa rencontre avec le Sauveur...

"Ce n’est que dans l'adoration eucharistique que peut mûrir un accueil profond et véritable. C’est précisément dans cet acte personnel de rencontre avec le Seigneur que mûrit ensuite également la mission sociale qui est contenue dans l’Eucharistie et qui veut briser les barrières non seulement entre le Seigneur et nous, mais également et surtout les barrières qui nous séparent les uns des autres..." (Benoît XVI, voeux de Noël, 22 décembre 2005) Retour à la page précédente

6. Objection : Les personnes qui veulent l'adoration ne comprennent pas le lien entre l'Eucharistie et la communauté. L'adoration représente un recul dont la conséquence est de séparer l'Eucharistie de la Messe.

Réponse : La messe et l'adoration eucharistique se complètent (cf. liens messe-adoration). À la messe sont surtout soulignés les aspects sacrificiel et communautaire de l'Eucharistie. A l'adoration eucharistique, c'est la présence réelle de l'Eucharistie qui est mise en avant. Le Pape Jean-Paul II dit que notre célébration communautaire à la messe doit aller de pair avec notre adoration personnelle de Jésus dans l'Eucharistie pour que la grâce eucharistique porte tout son fruit en nous. "Rester en prière auprès du Seigneur Jésus, vivant et réellement présent dans le Saint-Sacrement, fait croître l’union avec lui : cela dispose à la fructueuse célébration de l’Eucharistie et prolonge les attitudes cultuelles et existentielles suscitées par l’Eucharistie." (Suggestions pour l'année eucharistique, Congrégation pour le culte divin ou cf. Ecclesia de Eucharistia n°61). Plusieurs curés ont été témoins d'une assistance accrue à la messe quotidienne et dominicale après l'établissement de l'adoration perpétuelle dans la paroisse (cf. Témoignages de curés). Retour à la page précédente

7. Objection : Ce n'est pas nécessaire d'avoir l'exposition pour l'adoration eucharistique. Jésus est tout aussi présent au tabernacle.

Réponse: La porte du tabernacle ou la vitre de l'ostensoir ne peuvent en aucun cas limiter la présence réelle du Seigneur ni sa grâce ou ses effets vivifiants et transformants sur l'adorateur. Toutefois, pour l'adorateur, dans l'ordre de la psychologie humaine et conformément aux lois de l'Incarnation, la différence entre "voir l'hostie" et "prier devant le tabernacle fermé" peut se comparer à la différence entre converser avec un ami face à face et converser avec ce même ami sans le voir directement. "Voir l'hostie" aide l'adorateur à s'unir au Christ par la foi en fixant son regard sur l'hostie.

De plus, par l'exposition du Saint-Sacrement, nous honorons et glorifions le mode sacramentel du Christ dans l'Eucharistie. Comme les amis de Jésus honoraient Jésus par des gestes et des paroles, nous pouvons honorer la personne divine de Jésus présente dans l'Eucharistie en lui rendant un culte public par l'exposition solennelle. Ceci est conforme à la demande de Jésus à sainte Julienne du mont Cornillon d'instituer la Fête-Dieu pour honorer solennellement son Corps et son Sang dans l'Eucharistie... Retour à la page précédente

8. Objection : La présence du Seigneur parmi nous n'est pas limitée par sa présence dans l'Eucharistie. Il est avec nous par d'autres façons aussi. Par exemple, il est parmi nous lorsque nous nous rassemblons pour prier, pour célébrer les sacrements, pour lire les Saintes Ecritures. Evidement, l'Eucharistie est la présence du Christ que nous célébrons le plus; néanmoins, on doit garder ce sacrement dans le contexte qui lui est propre.

Réponse : Sous d'autres modes, Jésus est présent à son Église, dans sa puissance, dans son autorité, par son Esprit. Mais dans l'Eucharistie, il est présent en sa Personne: corps, sang, âme et divinité (cf. les différents modes de présences du Christ à son Église par Paul VI dans Mysterium Fidei). La présence de Jésus dans l'Eucharistie est la présence corporelle du Christ (Cardinal Journet) où Jésus accomplit sa promesse de ne jamais nous quitter selon ses paroles: "Voici que je suis avec vous jusqu'à la fin des temps." L'adoration eucharistique perpétuelle est un petit coin du ciel sur la terre, puisque Jésus y est adoré sans cesse ici-bas, tout comme les anges et les saints l'adorent sans cesse au ciel. Retour à la page précédente

Aussi, cf Extrait de "Dieu est proche de nous", "L'eucharistie au coeur de l'Eglise", Benoit XVI.

9. Objection : Puisque la pratique de l'adoration eucharistique était absente au Ier siècle, celle-ci n'est pas utile aujourd'hui.

Réponse : Le catéchisme de l'Église Catholique répond ainsi : "La sainte réserve (tabernacle) était d’abord destinée à garder dignement l’Eucharistie pour qu’elle puisse être portée aux malades et aux absents en dehors de la messe. Par l’approfondissement de la foi en la présence réelle du Christ dans son Eucharistie, l’Église a pris conscience du sens de l’adoration silencieuse du Seigneur présent sous les espèces eucharistiques. C’est pour cela que le tabernacle doit être placé à un endroit particulièrement digne de l’église ; il doit être construit de telle façon qu’il souligne et manifeste la vérité de la présence réelle du Christ dans le Saint-Sacrement." (1379) Retour à la page précédente

10. Objection : On ne peut prier le chapelet devant le Saint-Sacrement ni prier l'office...

Réponse : Au contraire, même si l'adoration ne doit se réduire à la prière du chapelet. Mère Teresa de Calcutta partageait son adoration en deux parties. D'abord elle méditait le chapelet devant le Saint-Sacrement exposé, ensuite elle prenait un temps de silence et de Coeur à Coeur avec Jésus au Saint-Sacrement.

Voici un extrait des 'Suggestions et Propositions' présentées par la congrégation du culte divin en 2004, nous lisons:
15. - Adoration et Liturgie des Heures. “Devant le Saint-Sacrement longuement exposé, on peut encore célébrer une partie, en particulier une heure principale, de la Liturgie des Heures. Celle-ci, en effet, étend aux diverses heures du jour les louanges et actions de grâce qui sont offertes à Dieu dans la célébration de l’Eucharistie; les supplications de l’Église sont adressées au Christ et par lui au Père, au nom du monde entier” (De sacra communione, 96).
16. - Adoration et Chapelet. La Lettre apostolique Rosarium Virginis Mariae nous a dernièrement aidé à dépasser une vision du Chapelet considérée comme une prière simplement mariale, en nous invitant à valoriser son caractère éminemment christologique: contempler les mystères du Christ avec les yeux et le cœur de Marie, en communion avec elle et à son exemple
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"Le Rosaire lui-même, entendu dans son sens le plus profond, biblique et christocentrique, que j’ai recommandé dans la Lettre apostolique Rosarium Virginis Mariæ, pourra être une voie particulièrement adaptée à la contemplation eucharistique, réalisée en compagnie de Marie et à son école..." (Mane nobiscum, Domine, « Reste avec nous Seigneur », Jean-Paul II, 10 oct 2004) Retour à la page précédente


RÉPONSES AUX PRINCIPALES OBJECTIONS CONTRE L'ADORATION PERPÉTUELLE

11. L'adoration perpétuelle dans les églises paroissiales n'est pas encouragée par l'Église...

Ceci est faux. Jean-Paul II et Benoît XVI ont non seulement permis, mais aussi encouragé l'adoration eucharistique perpétuelle en paroisse, avec Jésus exposé au Saint-Sacrement jour et nuit !

Le 2 décembre 1981, le Pape Jean-Paul II inaugura l'adoration perpétuelle du Saint-Sacrement, dans une chapelle de la basilique Saint Pierre de Rome. Dans sa prière d'ouverture, "Reste avec nous, Seigneur," le Saint Père encourageait toutes les paroisses à commencer l'adoration eucharistique perpétuelle.

En juin 1993, pendant son homélie au 45ème Congrès eucharistique international à Séville en Espagne, le Saint Père exprima le souhait suivant: "J'espère que cette forme d'adoration, avec exposition permanente du Saint-Sacrement, continuera dans l'avenir. Puisse cette forme d'adoration se poursuivre à l'avenir, afin que dans toutes les paroisses et communautés chrétiennes, s'installe de manière régulière une forme d'adoration de la très Sainte Eucharistie. (cf. Osservatore Romano, Juin 1993)

« Il est vivement recommandé que, dans les villes ou du moins dans les cités les plus importantes, l’évêque diocésain désigne une église pour l’adoration perpétuelle, dans laquelle cependant la sainte messe sera célébré fréquemment, et même, si possible, chaque jour...» (Redemptionis Sacramentum, 2004)

Pour l'année eucharistique 2004/2005, la congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrement a présenté un document "SUGGESTIONS ET PROPOSITIONS" dans lequel il est demandé pour les diocèses de : "Favoriser le développement de l’adoration perpétuelle du Saint-Sacrement en choisissant à cette fin des églises et des chapelles adaptées. En rappeler la présence là où elle existe déjà, en faisant en sorte qu’elle commence surtout aux heures les plus appropriées pour la majorité des personnes."

Benoît XVI a aussi encouragé à maintes reprises la pratique de l'adoration eucharistique : "Combien est bienfaisante la redécouverte de l'adoration eucharistique par de nombreux chrétiens... L'humanité a grand besoin de redécouvrir ce sacrement, source de toute espérance ! Remercions le Seigneur pour toutes les paroisses où à côté de la messe on éduque les fidèles à cette adoration... Je recommande vivement aux Pasteurs de l'Église et au peuple de Dieu la pratique de l'adoration eucharistique, qu'elle soit personnelle ou communautaire..." (Benoît XVI, invitation Congrès Québec)

"Dans les limites du possible, surtout dans les zones les plus peuplées, il conviendra de réserver tout spécialement à l'adoration perpétuelle des églises et des chapelles..." (Benoît XVI, Sacramentum Caritatis, 67) Retour à la page précédente

 

12. L'adoration perpétuelle n'est pas possible à cause des vacances...

Tout dépend de la manière dont la chapelle d'adoration perpétuelle est organisée pendant l'année et lors des périodes de vacances... L'organisation proposée ici présente la structure mise en place dans les 1500 paroisses qui ont institué l'adoration perpétuelle. Les adorateurs choisissent une heure d'adoration par semaine. Ils sont gardiens du Saint-Sacrement. Dans le cas où ils ne pourraient se rendre à la chapelle (déplacements, vacances...), ils cherchent un remplaçant en suivant les démarches prévues. Très souvent les juilletistes vont remplacer les aoûtiens et réciproquement. En effet, assez peu de paroissiens quittent leur paroisse deux mois de suite. Aussi, puisque les activités paroissiales sont arrêtées pendant les vacances, il est possible à un paroissien d'adorer une heure supplémentaire lorsqu'il reste chez lui, sur la paroisse. On peut aussi faire appel aux vacanciers par une annonce à la fin des messes. Tout dépend donc de l'organisation et de l'anticipation de ces périodes de vacances. Beaucoup d'autres solutions sont envisageables... Si nous faisons notre possible, le Seigneur fera le reste... Retour à la page précédente

 

13. Pas suffisamment de paroissiens accepteront de s'engager de manière permanente dans l'adoration perpétuelle.

C'est l'expérience des faits qui doit répondre à cette question. Il y a 168 heures dans la semaine. Dans la plupart des paroisses, entre un quart et un cinquième des pratiquants réguliers répondent à l'invitation de l'adoration perpétuelle lorsque celle-ci est présentée de manière stimulante et attrayante selon la méthode des "Missionnaires du Saint-Sacrement" ... Les prêtres qui désirent commencer l'adoration perpétuelle sont souvent surpris par le nombre de personnes qui s'engagent et y restent fidèles. Des paroisses qui n'attiraient que quelques personnes pour l'adoration du premier vendredi du mois attirent maintenant suffisamment de monde pour l'adoration perpétuelle ! La raison est triple. Premièrement, il est évident que le Saint-Esprit pousse le peuple de Dieu à aimer et adorer l'Agneau de Dieu : Jésus qui se donne au Saint-Sacrement. Les curés qui ont lancé l'adoration perpétuelle peuvent témoigner des grâces reçues pour leur paroisse. Deuxièmement, puisque la chapelle est ouverte à toute heure, chacun peut y participer, car tout le monde peut trouver au moins une heure dans la semaine pour la passer avec le Seigneur. Troisièmement, l'adoration perpétuelle montre l'importance de l'adoration eucharistique. L'engagement pour l'adoration perpétuelle motive et encourage les paroissiens. Ils font un acte de foi concret en venant adorer Jésus sous les espèces du pain. Un système de remplacement est mis en place dans le programme de l'adoration perpétuelle pour permettre à chaque adorateur de se faire remplacer si nécessaire. Retour à la page précédente

 

14. Même si les paroissiens s'engagent généreusement à une heure d'adoration hebdomadaire, ils se décourageront rapidement.

Voilà pourquoi il est nécessaire de mettre en place une structure. Chaque paroissien est invité à choisir une heure par semaine pour la passer dans la chapelle d'adoration. Cet engagement à l'adoration hebdomadaire aide les paroissiens à se fidéliser dans la prière. À chaque heure, nous prenons le relais de quelqu’un. A la fin de l'heure, nous laissons la place à quelqu’un d’autre. Chacun est ainsi un maillon essentiel pour que la chaîne de prière soit continue et que soit rendu à Jésus ‘amour pour amour’. L'adoration est un service de prière fait en Église et pour l'Église. Ensuite, par cette heure d'adoration régulière et fidèle, les adorateurs parcourent un chemin spirituel authentique avec le Seigneur. Puisque le Père 'émonde la vigne pour qu'elle porte de meilleurs fruits,' (Jn 15, 2), et qu'il cherche des adorateurs qui adorent 'en esprit et en vérité' (Jn 4, 23), les adorateurs passeront forcément par des sécheresses et aridités spirituelles. Le curé, les responsables de l'adoration perpétuelle veilleront à aider les adorateurs à franchir de nouvelles étapes spirituelles par des formations ou des écoles d'adoration. Le livret 'Nouvelle Evangélisation', comme tant d'autres, peuvent être des outils pour mieux comprendre la démarche de l'adoration eucharistique. Retour à la page précédente

 

15. À cause de la violence, il est trop dangereux de commencer l'adoration de nuit.

Le règne de Jésus est manifesté par la paix et l'unité. La violence est la preuve apparente du règne du grappin autour de nous. Nous pouvons réagir de deux manières différentes : soit s'enfermer chez soi et laisser la violence s'accroître; soit lutter contre la violence, d'une part par des actions sociales et d'autre part en établissant le règne eucharistique de Jésus sur terre par l'adoration perpétuelle. "Si mon peuple ... s'humilie, s'il prie, cherche ma présence, ... je guérirai son pays." (2 Ch. 7, 14). En adorant l'Agneau au Saint-Sacrement perpétuellement, nous faisons sur terre ce qui se fait au ciel et par conséquence, le ciel descend sur terre. Par la puissance de l'adoration eucharistique, la violence diminue. Beaucoup de prêtres ont déclaré que le nombre de crimes dans leur quartier a diminué au moment où ils ont commencé l'adoration perpétuelle dans leur paroisse. (cf. fruits de l'adoration en paroisse et la valeur de l'adoration nocturne...) Retour à la page précédente

 

 

17. Certains interprètent la pratique prolongée de l'adoration perpétuelle comme une diminution de l'importance de l'exposition à des temps forts, tels que les Quarante Heures, ou la veillée du Jeudi Saint. Qu'en est-il ?

L'adoration eucharistique perpétuelle conduit les fidèles à Jésus dans l'Eucharistie et montre l'importance de l'adoration eucharistique dans la vie de l'Église. Elle a pour conséquence naturelle, non seulement une plus grande foi et ferveur pour l'Eucharistie, mais aussi une participation accrue à la messe et aux autres pratiques eucharistiques. Adorer l'hostie fait grandir le goût de l'Eucharistie. C'est une communion spirituelle que nous ne devrions pas négliger. (cf. grâces paroissiales). Retour à la page précédente

 

18. Certains pensent que l'exposition dans une chapelle latérale ou dans une salle quelconque est à déconseiller. S'il y a exposition, elle devrait avoir lieu dans une chapelle conçue pour cela, ou au maître autel de l'église. Qu'en est-il ?

Ce n'est pas l'endroit où Jésus est adoré qui importe, mais l'amour et la foi qui lui sont portés. A Bethléem, Jésus a été adoré, couché dans la mangeoire d'une étable. On ne peut dire qu'il manquait quelque chose à cette adoration-là ! De nos jours, on a converti des salles paroissiales, des sacristies secondaires, des locaux, des caves, des chambres de sous-sol et des garages en de très belles chapelles d'adoration eucharistique perpétuelle, aptes au recueillement et à la prière. L'amour et le dévouement qui ont motivé la préparation de ces locaux en lieux dignes d'adoration de notre Seigneur sont admirables et édifiants. Par contre, comme l'église paroissiale est utilisée pour célébrer régulièrement les offices (messes, mariages, funérailles et d'autres...), il n'est pas opportun d'avoir l'adoration perpétuelle au maître-autel... L'adoration serait interrompue trop souvent. Par ailleurs, les coûts de chauffage ou de climatisation de l'église, 24 heures sur 24 seraient exorbitants. Enfin, l'atmosphère d'intimité propre à une petite chapelle est préférable pour l'adoration. Retour à la page précédente

 

19. Peut-on adorer le Saint-Sacrement dans une chapelle pendant que la messe est célébrée à l'église ?

Ni le Code de Droit Canon ni 'Eucharistiae sacramentum', (1973) n'interdit la célébration de la messe pendant l'adoration eucharistique. Le Canon 941-2 établit simplement que l'adoration eucharistique et la messe ne devraient pas avoir lieu dans la même église ou dans le même oratoire. Les seules fois où il est nécessaire de reposer le Saint-Sacrement est lorsque la messe est célébrée dans la chapelle d'adoration et lorsqu'il n'y a qu'une seule messe quotidienne, pour ne pas empêcher un paroissien d'y participer. Retour à la page précédente

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