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Digne est l’Agneau

Saint Paul dit: « la foi est la garantie des biens que l’on espère, la preuve des réalités qu’on ne voit pas. (Hb 11, 1) » Pendant que je venais ici, j’ai pris un journal à l’aéroport de Chicago et, à la troisième page, un grand titre disait:« Une heure de silence permet le sauvetage de 32 victimes russes. » Le premier paragraphe racontait comment les gens avaient décidé de garder le silence pendant une heure en tendant l’oreille pour entendre les cris des blessés enterrés sous les décombres d’une ville détruite par un grave tremblement de terre. Et j’ai pensé que c’était symbolique, parce que notre Saint Père, le pape Jean-Paul II, a écrit sur la puissance de la prière devant le Saint-Sacrement, non pas sporadiquement, mais presque constamment depuis le début de son pontificat. Il explique que Notre amour communautaire pour Jésus à la messe doit aller de pair avec notre amour personnel pour Jésus au Très Saint-Sacrement pour que cet amour soit total. Notre Saint Père passe deux heures par jour en la présence de Notre Seigneur au Saint-Sacrement. Jésus lui-même dit:« Ne pouvez-vous pas veiller une heure avec moi ? » (Mc 14, 27) Quand nous passons une heure tranquille avec notre Seigneur au Très Saint-Sacrement, nous entendons son appel, nous nous mettons à l’écoute de sa voix ; c’est le son de son amour pour chacun d’entre nous.

Marie, notre Mère, veut nous conduire au Cœur de son fils au Saint-Sacrement, pour que nous puissions entendre le son de l’amour de notre Sauveur pour nous, et pour que nous soyons remplis de cet amour. Notre Saint Père a écrit une grande lettre adressée à tous les fidèles laïcs dans laquelle il dit: « Au nom du Seigneur, le concile invite tous les laïcs à donner une réponse joyeuse et prompte à l’élan du Saint-Esprit et à la voix du Christ qui leur transmet une invitation particulièrement urgente à ce moment précis.» La lettre dit aussi qu’ils devraient répondre: « avec enthousiasme et magnanimité. » Le Seigneur lui-même renouvelle son invitation à nous rapprocher de lui chaque jour. Paul VI disait : « Rien de plus doux sur terre, rien de plus apte à faire avancer dans les voies de la sainteté » que l’adoration eucharistique, car Jésus nous y « attend et nous ouvre les bras. » Et le Saint Père dit ensuite : « Il vous envoie encore une fois en toute ville et en tout lieu où Il doit aller Lui-même. » Et il continue : « Devant les urgences actuelles du monde: pourquoi donc restez-vous là, toute la journée, à ne rien faire? Le sens fondamental de ce Synode, et donc son fruit le plus précieux et désiré, c’est de porter les fidèles laïcs à écouter le Christ qui les appelle à travailler à sa vigne et à prendre une part très vive, consciente et responsable à la mission de l’Eglise, en ce moment magnifique et dramatique de l’histoire, dans l’imminence du troisième millénaire. Des situations nouvelles, dans l’Eglise comme dans le monde exigent aujourd’hui, de façon toute particulière, l’action des fidèles laïcs. Il n’est permis à personne de rester à ne rien faire. » Et l’action que le Saint Père a réclamé lors du Congrès eucharistique international, c’est que chaque paroisse dans le monde ait l’adoration eucharistique perpétuelle.

Notre Saint Père dit que nous devons retourner au sens du sacré et de la prière devant le Saint-Sacrement. Une paroisse, d’après le Saint Père, doit être une maison où tous sont les bienvenus. Car Jésus-Christ lui-même est la Bonne Nouvelle. Quand le Saint Père dit que chaque paroisse devrait être une maison accueillante, nous pensons à l’image de la porte. Une porte fermée, c’est le signe que nous ne sommes pas les bienvenus. Une porte qui est toujours ouverte, c’est un signe que nous sommes les bienvenus, c’est un signe que les bras du Christ sont largement ouverts pour embrasser chacun d’entre nous. Il y a un terme (pour cela) à Hawai : «Aloha » qui veut dire « Soyez les bienvenus ». Partout où une paroisse a l’adoration perpétuelle, c’est un signe de l’accueil de Dieu, c’est un signe de l’appel de Dieu, « Venez à moi, vous tous qui peinez et ployez sous le fardeau et moi je vous soulagerai. » « Voici je fais toutes choses nouvelles. »

Notre Saint Père poursuit dans cette magnifique encyclique en disant : « Jésus-Christ lui-même est la Bonne Nouvelle et le porteur de joie que l’Eglise annonce chaque jour et à qui l’Eglise rend témoignage devant tous les peuples. » Le Saint Père est rempli de joie, Marie veut que nous soyons remplis de joie, même dans la peine. Et il est dit dans l’Apocalypse, qui est un livre de consolation, que Dieu veut que nous soyons heureux. Le livre commence par les paroles suivantes : «Heureux celui qui lit et celui qui entend ces paroles prophétiques et en retient le contenu… Jésus-Christ, le témoin fidèle, le Premier-né d'entre les morts, le Prince des rois de la terre nous aime et nous a lavés de nos péchés par son sang, il a fait de nous une Royauté de Prêtres, pour son Dieu et Père ; à lui donc la gloire et la puissance pour les siècles des siècles. » (Ap 1, 3) Puis un ange s’est approché de Jean, et l’ange dit à Jean : « Monte ici, que je te montre ce qui doit arriver par la suite. » (Ap 4, 1). En d’autres mots, il s’agit de ce qui doit se passer sur terre. Immédiatement Jean tombe en extase et dit « Je vis un Agneau, qui se dressait, un Agneau immolé. » (Ap 4, 2 ; 5, 6) De tout temps, l’Agneau est le symbole traditionnel de Jésus au Très Saint-Sacrement. C’est Jésus eucharistique. Dans l’Ancien Testament, Abraham était sur le point de sacrifier Isaac. Isaac demanda où était l’Agneau. À ce moment-là, Isaac devait être l’agneau, bien qu’il fut épargné. Mais le Père n’a pas épargné son fils unique, Jésus, qui a été immolé. Et il a choisi la nuit de la Paque juive pour instituer l’Eucharistie, parce que c’était la nuit de la Pâque que l’agneau était sacrifié. Car Notre Seigneur nous a donné son corps sur la croix, afin de pouvoir nous donner son corps dans la Sainte Eucharistie. Il a versé jusqu’à sa dernière goutte de sang pour nous sur la croix, pour pouvoir nous remplir de son amour divin dans la Très Sainte Eucharistie. Dans l’Eucharistie, Jésus est l’Agneau.

Et toute la signification de l’Apocalypse se résume à ceci: la lutte entre la femme (Marie) et le serpent (Satan) pour la victoire de l’Agneau. Jean dit: « Alors je vis debout un Agneau, comme immolé. Les vivants et les anciens se prosternèrent devant l'Agneau, tenant chacun une harpe et des coupes d'or pleines de parfums, les prières des saints. » (Ap 5, 8) Vos prières devant Jésus au Saint-Sacrement sont symbolisées dans le Livre de l’Apocalypse par des coupes d’or pleines de parfum, pour exprimer combien vos prières devant Jésus au Saint-Sacrement sont agréables, et à quel point vous lui donnez du réconfort et de la consolation. Combien vous glorifiez Dieu. Vous savez que plus vous aimez quelqu’un, plus vous avez de joie à être avec celui ou celle que vous aimez. Parce que Jésus aime chaque personne infiniment, la joie que vous apportez au cœur du Christ chaque fois que vous allez devant lui au Très Saint-Sacrement est illimitée. Et parce que vous le glorifiez, parce que vous lui donnez cette joie illimitée, les grâces qui viennent sur vous sont illimitées. Et la plus grande de toutes les grâces, c’est que chaque moment que vous passez avec Jésus dans le Saint-Sacrement approfondit votre union avec lui.

Jean poursuit en disant: « Jour et nuit, sans relâche » c’est-à-dire par l’adoration perpétuelle, « ils chantent : Saint, Saint, Saint, le Seigneur, Dieu, Maître de tout, Celui qui est, qui était et qui vient. » (Ap 4, 8) Ils jetèrent leur couronne devant le trône et chantèrent « Tu es digne, ô notre Seigneur et notre Dieu, de recevoir la gloire, l'honneur et la puissance, car c'est toi qui créas l'univers ; par ta volonté, il n'était pas et fut créé. » Autour du trône, Jean vit un arc-en-ciel aux reflets d’émeraude (Ap 4, 3) symbolisant la beauté de Jésus dans l’Eucharistie. Du trône jaillissaient des éclairs et des coups de tonnerre symbolisant la puissance de Dieu dans la Sainte Eucharistie. Il dit à Sainte Marguerite-Marie: « Je règnerai par la toute puissance de mon Sacré-Cœur. » Cet amour est symbolisé par les sept lampes de Dieu dont Jean dit qu’ils brûlent devant lui.(Ap 4, 5) Et l’Agneau a sept yeux dont l’Écriture dit qu’ils sont les sept esprits de Dieu envoyés vers toutes les parties du monde.

Demain, c’est la Pentecôte, et nous lisons dans l’Évangile que la Sainte Vierge a rassemblé les apôtres autour d’elle pour prier. Au moment de la pentecôte, elle est apparue à un grand saint, Saint Pierre-Julien Eymard, et elle lui a dit qu’elle avait rassemblé les apôtres autour de son divin fils au Saint-Sacrement, qu’ils avaient prié devant le Saint-Sacrement. Et du fond du Cœur du Christ sortit l’amour divin qui est descendu sur les apôtres. Parce que, dans la vision qui a été donnée à Jean, dans laquelle il voit le Saint-Sacrement comme l’Agneau, Jean voit le divin Cœur de Jésus dans la Très Sainte Eucharistie.

Le sol entourant le trône était une mer limpide comme du cristal.(Ap 4, 6) Cet océan, c’est la mer de grâces infinies, ces grâces que Jésus a méritées pour nous au Calvaire. Notre Seigneur dit: « Quand je serai élevé, j’attirerai tous les hommes à moi. » (Jn 12, 32) Sur la croix, on l’a élevé dans la haine. Par l’adoration perpétuelle, nous l’élevons dans l’amour, et nous attirons sur nous-mêmes, sur ceux que nous aimons, sur notre paroisse et sur le monde les grâces infinies, les mérites et les bénédictions qu’il a gagnés pour nous sur la croix.

« Un signe grandiose apparut au ciel : une Femme ! le soleil l'enveloppe, la lune est sous ses pieds et douze étoiles couronnent sa tête. » (Ap 12, 1) Comme nous sommes reconnaissants envers Dieu d’avoir notre Sainte Mère ; comme nous sommes reconnaissants que Marie soit notre Mère, et qu’il y ait un message dans chacune des apparitions mariales ! Si vous rassemblez tous ses messages, ils disent que « le triomphe du Cœur immaculé de Marie sera le règne eucharistique de son Fils par l’adoration perpétuelle qui apportera une ère nouvelle. »

Notre Dame de Knock ne dit rien ici, mais sur l’autel, il y a l’Agneau. Puis il y a Jean et le livre qu’il tient, la Sainte Bible, qui est ouverte au Livre de l’Apocalypse. Jean poursuit en disant : « Puis un second signe apparut au ciel : un énorme Dragon rouge feu, à sept têtes et dix cornes. (Ap 12, 2) Furieux contre la Femme, le Dragon s'en alla guerroyer contre le reste de ses enfants, ceux qui gardent les commandements de Dieu et possèdent le témoignage de Jésus. (Ap 12, 17) Sa furie ne connaissait pas de limites, car il savait que ses jours étaient comptés. (Ap 12, 12) On lui donna de mener campagne contre les saints et de les vaincre ; on lui donna pouvoir sur toute race, peuple, langue ou nation. Et ils l'adoreront, tous les habitants de la terre dont le nom ne se trouve pas écrit, dès l'origine du monde, dans le livre de vie de l'Agneau égorgé ». (Ap 13, 7-8) En d’autres mots, le Saint Père, le pape Jean-Paul II nous appelle à nous rapprocher de Jésus au Très Saint-Sacrement et il ajoute que toute personne qui s’approche de Marie sera conduit au Cœur de Jésus au Saint-Sacrement, car Marie protège ses enfants du mal et de la souffrance. Puis nous lisons « les rois de la terre » ceux qui ont autorité, « combattront l’Agneau, mais l’Agneau sera vainqueur, car il est Seigneur des seigneurs et Roi des rois. » (Ap 17, 14)

« Voici qu’il vient sur les nuées » (Ap 14, 14) Vous vous rappelez que dans l’Ancien Testament, la nuée devait accompagner l’arche de la Nouvelle Alliance, parce que dans la Bible, la nuée symbolise la présence mystérieuse cachée de Dieu. Alors quand il est dit « Voici qu’il vient sur les nuées » (Ap 14, 14), cela veut dire qu’il reviendra à partir du Saint-Sacrement. Et nous lisons que tous les yeux verront, même ceux qui l’ont transpercé, et que tous les peuples pleureront amèrement. (Ap 1, 7)

« Amen, Ainsi soit-il » C’est une référence à ceux qui l’ont combattu, à ceux qui l’ont rejeté. Car il est dit que « les rois de la terre, et les hauts personnages, et les grands capitaines, et les gens enrichis, et les gens influents, et tous enfin, esclaves ou libres, ils allèrent se terrer dans les cavernes et parmi les rochers des montagnes, disant aux montagnes et aux rochers : ‘Croulez sur nous et cachez-nous loin de Celui qui siège sur le trône et loin de la colère de l'Agneau.’ Car il est arrivé, le grand Jour de sa colère, et qui donc peut tenir ? » (Ap 6, 15-17) Et alors vint la réponse. Qui peut donc tenir ? « Après quoi, voici qu'apparut à mes yeux une foule immense, que nul ne pouvait dénombrer, de toute nation, race, peuple et langue ; debout devant le trône et devant l'Agneau » (Ap 7, 9) C’est ceux qui viennent devant Jésus au Très Saint-Sacrement. « Vêtus de robes blanches, ils tiennent des palmes à la main et crient d’une voix puissance : ‘Le salut à notre Dieu, qui siège sur le trône, ainsi qu'à l'Agneau !’ Et tous les Anges en cercle autour du trône, ils disaient : ‘Amen ! Louange, gloire, sagesse, action de grâces, honneur, puissance et force à notre Dieu pour les siècles des siècles ! Amen !’ L'un des Vieillards prit alors la parole et me dit : ‘Ces gens vêtus de robes blanches, qui sont-ils et d'où viennent-ils ?’ Et moi de répondre : ‘Monseigneur, c'est toi qui le sais.’ Il reprit : ‘Ce sont ceux qui viennent de la grande épreuve : ils ont lavé leurs robes et les ont blanchies dans le sang de l'Agneau. » (Ap 7, 9-14)

Chaque fois que vous allez devant Jésus au Très Saint-Sacrement, il verse sur vous son précieux sang, il vous lave de son très précieux sang. Le pape Pie XII a encouragé la dévotion au Sacré-Cœur et fit connaître les révélations privées de Josefa Menendez. Là Jésus dit : « 

Quand il est dit dans l’Écriture : « ils ont lavé leurs robes et les ont blanchies dans le sang de l'Agneau » (Ap 7, 14), il s’agit aussi de ceux que vous confiez au Cœur du Christ. L’année dernière, notre Saint Père a canonisé deux personnes qui avaient le même message, qui est le suivant : Jésus demeure au Très Saint-Sacrement pour intercéder pour nous ; et lorsque vous allez à Jésus au Très Saint-Sacrement, chaque personne que vous élevez à son Cœur reçoit à ce moment-là un flot de sa grâce, de son amour, de sa miséricorde divine. Et l’une des femmes qu’il a canonisée était une religieuse Canadienne nommée Dina Bélanger, dont le message est le suivant: elle voyait avant son heure d’adoration des âmes au bord du précipice de l’enfer. Après son adoration, elle voyait ces mêmes âmes dans les bras de Dieu, tant une heure d’adoration est précieuse aux yeux de Dieu. Et cela ne devrait pas nous surprendre que chaque heure sainte que vous faites conduise au ciel des âmes qui se seraient autrement perdues éternellement.

Cela ne devrait pas nous surprendre, parce que du début à la fin de l’Évangile il y a un message. Nous avons commencé par lire l’Apocalypse, où il est dit que les prières que vous adressez à Notre Seigneur au Saint-Sacrement sont comme un parfum pour Dieu, tellement elles lui sont agréables. Vous vous rappelez de l’histoire de la femme qui avait une jarre d’albâtre contenant du parfum ? Au lieu d’utiliser ce parfum pour elle-même, elle l’a donné à Jésus. De même pour vous, au lieu d’utiliser une heure pour vous-même, vous lui offrez dans une heure sainte de prière. Et Judas a dit que c’était du gaspillage, comme le démon essaie de séduire le monde en disant qu’aller devant le Saint-Sacrement est une perte de temps. Et Jésus répondit: « Oh non, et chaque fois que l’Evangile sera prêché, ce qu’elle a fait aujourd’hui sera écrit et redit. » Cette petite action accomplie il y a 2000 ans vient d’être rappelée, parce qu’elle fut tellement précieuse aux yeux de Dieu et qu’elle lui a donné tant de gloire. Puisque que le Cœur de Dieu est infiniment plus grand que le nôtre, son appréciation infiniment plus grande que la nôtre, nous ne comprenons pas la valeur de notre amour et de notre foi envers le Très Saint-Sacrement. Mais, ce que j’aimerais partager avec vous ce soir, c’est que, si magnifique qu’ait pu être l’action de cette femme qui avait la jarre d’albâtre il y a 2000 ans, chaque heure d’adoration que vous faites est beaucoup, beaucoup plus précieuse aux yeux de Dieu. Elle sera écrite dans les cieux et redite pendant l’éternité, à cause de la gloire qu’elle donne à Dieu. Parce que chaque moment que vous passez avec Notre Seigneur au Saint-Sacrement laissera votre âme éternellement plus belle, et parce que vous conduirez à Dieu des âmes pour chaque heure de prière.

« Ils ont lavé leurs robes et les ont blanchies dans le sang de l’Agneau. » (Ap 7, 14) C’est comme si vous aviez amené une personne au pied de la croix, au moment où Jésus était crucifié, versant son sang de la croix. Quand vous allez à lui au Très Saint-Sacrement, c’est comme si vous éleviez une âme jusqu’à Jésus pour qu’il déverse sur elle son précieux sang qui lave cette âme. Jean poursuit en disant que ces âmes sont amenées devant le trône de Dieu. Jour et nuit, en adoration perpétuelle, ils le servent dans son temple. Vous servez Jésus et Jésus vous sert. Vous le servez par votre amour, par votre foi, par votre espoir. Vous lui apportez la consolation. Et quand vous dites le rosaire en présence de Jésus au Très Saint-Sacrement, vous changez les épines de son cœur, causées par l’indifférence et l’ingratitude des hommes, en des fleurs de consolation. « C'est pourquoi ils sont devant le trône de Dieu, le servant jour et nuit dans son temple ; et Celui qui siège sur le trône étendra sur eux sa tente. Jamais plus ils ne souffriront de la faim ni de la soif ; jamais plus ils ne seront accablés ni par le soleil, ni par aucun vent brûlant. Car l'Agneau qui se tient au milieu du trône sera leur pasteur. » (Ap 7, 14-15) Jésus est devenu l’Agneau qu’on a immolé pour qu’il devienne le pasteur qui nous garde au Saint-Sacrement. « et il les conduira aux sources des eaux de la vie. Et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux. » (Ap 7, 16-17) « Et j'entendis une voix clamer dans le ciel : " Désormais, la victoire, la puissance et la royauté sont acquises à notre Dieu, et la domination à son Christ, puisqu'on a jeté bas l'accusateur de nos frères. Mais eux (c’est-à-dire, vous, l’humanité, l’Eglise) l'ont vaincu. » Comment ? « par le sang de l'Agneau et par la parole dont ils ont témoigné. » (Ap 12, 10-11)

Dans son encyclique « sur le peuple laïc », notre Saint Père le pape Jean-Paul II demande directement aux laïcs d’évangéliser, de sortir et de parler au monde de Jésus dans la Sainte Eucharistie. D’aller le dire à vos amis et aux paroissiens, de témoigner de la présence, de l’amour, de la puissance et de la gloire de Jésus au Très Saint-Sacrement, en demandant au prêtre de votre paroisse d’avoir l’adoration eucharistique perpétuelle. Tout ce document demande aux laïcs d’évangéliser.

« Par la parole dont ils ont témoigné » (Ap 12, 10), il a été vaincu. Satan est vaincu par le sang de l’Agneau, par vous quand vous allez passer du temps devant le Saint-Sacrement, par la puissance de la prière devant le Saint-Sacrement et par la parole dont vous témoignez. Car Saint Paul dit « la foi naît de la prédication. Et comment croire sans d'abord l'entendre ? Et comment entendre sans prédicateur ? Et comment prêcher sans être d'abord envoyé ? » (Rm 10, 14) Dans le document,  « sur le peuple laïc », le pape dit que c’est le Père céleste, c’est « la voix du Christ », qui vous envoie prêcher la Bonne Nouvelle, qui consiste en l’amour de notre Sauveur, Jésus-Christ au Saint-Sacrement. « Par le sang de l’Agneau et le témoignage qu’ils ont témoignés, Satan a été vaincu. » (Ap 10, 11)

Et ils chantaient un cantique nouveau : « Tu es digne de prendre le livre et d'en ouvrir les sceaux, car tu fus immolé et tu rachetas pour Dieu, au prix de ton sang, des hommes de toute race, langue, peuple et nation ; tu as fait d'eux pour notre Dieu une Royauté de Prêtres régnant sur la terre. » Et ma vision se poursuivit. J'entendis la voix d'une multitude d'Anges rassemblés autour du trône, des Vivants et des Vieillards - ils se comptaient par myriades de myriades et par milliers de milliers ! - et criant à pleine voix: "Digne est l'Agneau immolé de recevoir la puissance, la richesse, la sagesse, la force, l'honneur, la gloire et la louange. " (Ap 5, 10-12) Les anges disent à pleine voix « Digne est l’Agneau immolé », car vous savez, il y a aujourd’hui des milliers de voix qui disent aujourd’hui que Jésus au Saint-Sacrement n’est pas digne d’adoration, n’est pas digne d’être exposé, qu’il n’est pas digne d’être exposé jour et nuit au Saint-Sacrement par l’adoration perpétuelle. Et ce que le Saint Père dit dans son encyclique, c’est que notre foi doit être plus grande que leur peur, notre amour plus grand que leur indifférence, notre espérance plus grande que leur désespérance. Et nous sommes ces anges, un ange étant un messager, tous les messagers proclamant « Digne est l'Agneau immolé de recevoir la puissance, la richesse, la sagesse, la force, l'honneur, la gloire et la louange. » (Ap 5, 10-12) Vous êtes les anges de Dieu qui doivent partager avec vos frères et soeurs, avec vos prêtres et vos évêques bien-aimés, que, oui, Jésus est digne de l’adoration eucharistique perpétuelle.

Alors je vis le ciel ouvert, et voici celui qui s'appelle " Fidèle " et " Vrai ", il juge et fait la guerre avec justice. Ses yeux ? une flamme ardente ; sur sa tête, plusieurs diadèmes ; inscrit sur lui, un nom qu'il est seul à connaître ; le manteau qui l'enveloppe est trempé de sang ; et son nom ? le Verbe de Dieu. Les armées du ciel le suivaient sur des chevaux blancs, vêtues de lin d'une blancheur parfaite. De sa bouche sort une épée acérée pour en frapper les nations. Car il les mènera paître. (Ap 19, 14-15) Car il est dit dans Ezékiel que les pasteurs donnaient aux gens des pierres à la place de pain. Alors Dieu dit « C'est moi qui ferai paître mes brebis et c'est moi qui les ferai reposer. Je chercherai celle qui est perdue, je ramènerai celle qui est égarée, je panserai celle qui est blessée, je fortifierai celle qui est malade. » (Ez 34, 15) Ainsi, le Saint-Sacrement est l’accomplissement de la promesse de Dieu. Le Saint-Sacrement est lui-même le bon berger, nous gardant et protégeant.

« Sur son manteau et sur sa cuisse un nom était écrit, ‘Roi des rois et Seigneur des seigneurs. Ils mèneront campagne contre l'Agneau, et l'Agneau les vaincra, car il est Seigneur des seigneurs et Roi des rois, avec les siens : les appelés, les choisis, les fidèles. » (Ap 17, 14) C’est à dire vous, car il dit : « Puis voici que l'Agneau apparut à mes yeux ; il se tenait sur le mont Sion, avec ceux portant inscrits sur le front son nom et le nom de son Père. » (Ap 14, 1) Ce sont ceux qui croient en la présence réelle de Jésus au Saint-Sacrement, qui gardent dans leur cœur et dans leur esprit Jésus au Saint-Sacrement, ceux qui croient en lui. « Et j'entendis un bruit venant du ciel, comme le mugissement des grandes eaux ou le grondement d'un orage violent, et ce bruit me faisait songer à des joueurs de harpe touchant de leurs instruments ; ils chantent un cantique nouveau devant le trône et suivaient l’Agneau partout où il va. » (Ap 14 : 2, 4) C’est vous, vous qui allez partout où est le Saint-Sacrement.

« Ceux-là ont été rachetés d'entre les hommes comme prémices pour Dieu et pour l'Agneau. Et ils furent appelés compagnons de l’Agneau. Je vis comme une mer de cristal mêlée de feu. » (Ap 14, 4 ; 15, 2) Jésus dit « Je suis venu pour jeter un feu sur terre » (Lc 12, 49) pour qu’elle brûle. C’est le feu de son amour divin. Car le texte se poursuit ainsi : « Ceux qui ont triomphé de la Bête, de son image se tiennent debout près de cette mer de cristal. » (Ap 15, 2) En d’autres mots, ceux qui adorent Jésus au Très Saint-Sacrement, plutôt que les fausses idoles et tous les faux dieux que certains adorent de nos jours. « S'accompagnant sur les harpes de Dieu, ils chantent le cantique de Moïse, le serviteur de Dieu, et le cantique de l'Agneau » (Ap 15, 3) et le chant au Saint-Sacrement, d’après les saintes écritures, c’est ceci : « Grandes et merveilleuses sont tes œuvres, Seigneur, Dieu Maître-de-tout ; justes et droites sont tes voies, ô Roi des nations. Qui ne craindrait, Seigneur, et ne glorifierait ton nom ? » (Ap 15, 4) c’est-à-dire l’adoration perpétuelle, l’amour ininterrompu de ses enfants, de chacun d’entre nous. « Car seul tu es saint ; et toutes les nations viendront se prosterner devant toi." (Ap 15, 4)

Dans le chant de la victoire, une voix s’élève du trône pour proclamer : « Louez notre Dieu, vous tous qui le servez, et vous qui le craignez, les petits et les grands. » Alors j'entendis comme le bruit d'une foule immense, comme le mugissement des grandes eaux, comme le grondement de violents tonnerres ; on clamait : « Alleluia ! Car il a pris possession de son règne, le Seigneur, le Dieu Maître-de-tout. Soyons dans l'allégresse et dans la joie, rendons gloire à Dieu, car voici les noces de l'Agneau. » (Ap 19, 5) Les noces de l’Agneau, c’est l’invitation du Père à chacun d’entre nous de nous rapprocher de son fils, c’est l’union avec Jésus au Très Saint-Sacrement. Chaque moment que nous passons en sa présence approfondit et rend plus parfaite notre union avec le cœur du Christ. « L’épouse s’est faite belle, on lui a donné de se vêtir de lin d’une blancheur éclatante. s’est préparée pour la noce. On lui a donné une robe faite du lin le plus fin, d’un blanc éclatant. le lin, c'est en effet les actes de justice des saints, » (Ap 19, 8) car le premier acte de justice est celui où l’homme adore son créateur. « Puis il me dit : "Écris : Heureux les gens invités au festin de noce de l'Agneau." » (Ap 19, 9) Marie veut que nous soyons pleins de gratitude, parce qu’elle nous a amenés jusqu’à son fils au Très Saint-Sacrement.

« L’ange poursuivit : ces mots sont vrais, ils viennent de Dieu. » C’est pour insister sur le fait qu’il s’agit vraiment de la parole de Dieu. « Alors je me prosternai à ses pieds pour l'adorer, mais lui me dit : " Non, attention, je suis un serviteur comme toi et comme tes frères qui possèdent le témoignage de Jésus. C'est Dieu seul que tu dois adorer." » (Ap 19, 10). L’ange de la prophétie se manifeste en rendant témoignage à Jésus. Marie veut que nous rendions témoignage à Jésus au Très Saint-Sacrement. C’est le centre du témoignage à Jésus, du témoignage à Jésus eucharistique, du témoignage à Jésus qui s’est incarné au Saint-Sacrement. La Sainte Bible est la lettre d’amour de Dieu à l’homme, toute l’Eucharistie est l’amour personnifié de Dieu. C’est Jésus qui est vraiment ici. Et l’Apocalypse poursuit en disant: « Puis je vis un ciel nouveau, une terre nouvelle - car le premier ciel et la première terre ont disparu, et de mer, il n'y en a plus. Je vis la Cité sainte, Jérusalem nouvelle, qui descendait du ciel, de chez Dieu ; elle s'est faite belle, comme une jeune mariée parée pour son époux. » (Ap 21, 1-3) Jésus est l’époux de l’Eglise. La façon de se préparer à le rencontrer, c’est d’aller devant le Saint-Sacrement, avant qu’il descende dans la gloire du Saint-Sacrement. C’est la préparation dont on a parlé.

« J'entendis alors une voix clamer, du trône : " Voici la demeure de Dieu avec les hommes. Il aura sa demeure avec eux ; ils seront son peuple, et lui, Dieu-avec-eux, sera leur Dieu. » (Ap 21, 3) Jésus dit « Voici que je suis avec vous pour toujours, jusqu’à la fin du monde » (Mt 28, 20) et ceci au Saint-Sacrement. « Il essuiera toute larme de leurs yeux : de mort, il n'y en aura plus ; de pleur, de cri et de peine, il n'y en aura plus, car l'ancien monde s'en est allé. Alors, Celui qui siège sur le trône déclara : " Voici, je fais l'univers nouveau. " » (Ap 21, 4-5) « Alors, l'un des sept Anges s'en vint me dire : " Viens, que je te montre la Fiancée, l'Épouse de l'Agneau. " Il me transporta donc en esprit sur une montagne de grande hauteur, et me montra la Cité sainte, Jérusalem, qui descendait du ciel, de chez Dieu, avec en elle la gloire de Dieu. Elle resplendit telle une pierre très précieuse, comme une pierre de jaspe cristallin. Le rempart de la ville repose sur douze assises portant chacune le nom de l'un des douze Apôtres de l'Agneau. » (Ap 21, 9-13) C’est vous tous, toute l’Eglise, rendant témoignage à Jésus dans l’Eucharistie.

« Du temple, je n'en vis point en elle ; c'est que le Seigneur, le Dieu Maître-de-tout, est son temple, ainsi que l'Agneau. Puis l'Ange me montra le fleuve de Vie, limpide comme du cristal, qui jaillissait du trône de Dieu et de l'Agneau. La ville peut se passer de l'éclat du soleil et de celui de la lune, car la gloire de Dieu l'a illuminée, et l'Agneau lui tient lieu de flambeau. » (Ap 21, 22-23 ; 22, 1) Dès que nous aurons assez de chapelles d’adoration perpétuelle pour combler, dans le cœur de Jésus, la soif d’être aimé par son épouse, alors il manifestera au monde entier sa divine compassion, en révélant ce qui est caché. La lumière de sa gloire, c’est-à-dire la gloire de son amour, plus brillante que tous les soleils, viendra du Saint-Sacrement. Et elle aura le pouvoir de pénétrer et de faire fondre tous les cœurs de son amour divin, même ceux qui sont froids et indifférents, réalisant ainsi ce que Paul avait vu, que tout genou s’agenouillerait et que toute langue confesserait que Jésus-Christ est le Seigneur. Car il est dit: « Les nations marcheront à sa lumière et les rois de la terre y apporteront leurs trésors. » (Ap 21, 24)

C’est pourquoi c’est une nouvelle si heureuse. Heureuse pour nous, car elle parle de son amour infini, heureuse pour ceux que nous aimons et heureuse pour le monde entier et pour toute la création, parce qu’elle dit, « Ses portes resteront ouvertes le jour, car il n’y aura plus de nuit » (Ap 21, 25) Et toute créature, dans le ciel, et sur la terre, et sous la terre, et sur la mer, l'univers entier, je l'entendis s'écrier: " À Celui qui siège sur le trône, ainsi qu'à l'Agneau, la louange, l'honneur, la gloire et la puissance dans les siècles des siècles ! " (Ap 5, 13)

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