Notre Dame du Saint-Sacrement
(Fête 13 Mai)
« Tous
d'un même cur étaient assidus à la prière
avec quelques femmes, dont Marie mère de
Jésus, et avec ses frères. » (Ac 1, 14) |
Marie, donnant
l'Eucharistie au monde et ramenant le monde à l'Eucharistie, c'est
Notre Dame du Très Saint-Sacrement. (St. Eymard) |
« La chair née de Marie, venant de l'Esprit Saint, est le pain descendu du ciel », déclare saint Hilaire de Poitiers, tandis que dans le Sacramentaire « Bergomense » du IXème siècle, nous lisons : « Son sein a fait mûrir un fruit, un pain nous a rempli du don angélique. Marie a rendu au salut ce qu'Ève avait détruit par sa faute ». Saint Pierre Damien observe ensuite : « Ce corps que la très bienheureuse Vierge a engendré, a nourri dans son sein avec une sollicitude maternelle, ce corps dis-je, celui-là et pas un autre, nous le recevons à présent du saint autel et nous en buvons le sang comme sacrement de notre rédemption. Voilà ce que croit la foi catholique, ce qu'enseigne fidèlement la sainte Église ».
"Nous invoquons Marie sous le titre 'Notre-Dame du très Saint-Sacrement', car Marie est la Mère du Sauveur, qui vit en l'Eucharistie; Marie est la souveraine dispensatrice de ce Sacrement et des grâces qu'il renferme; Marie, en pratiquant la première les devoirs de la vie eucharistique, nous enseigne, par son exemple, à bien assister à la messe, à bien communier et à visiter souvent et pieusement le Très Saint-Sacrement. Adorez Notre-Seigneur en la société de la sainte Vierge. Je ne dis pas: Demeurez en elle: non, Jésus est là devant vous pour que vous vous adressiez directement à lui; mais faites-le avec Marie... Ainsi, vous découvrirez l'union si parfaite de ces deux coeurs, celui de Jésus et celui de Marie, perdus en un seul amour et une seule vie" (St. Pierre-Julien Eymard)
Marie est la cause originelle, radicale de l'Eucharistie; notre amour est satisfait; car en recevant le corps de Jésus, nous recevons la substance de Marie qui en est le premier fondement. Le P. de Machault, aussi savant que pieux, part de ces principes pour nous dire, dans sa foi ardente: que l'Eucharistie est la relique de Marie la plus authentique et la plus précieuse que la terre possède.
« Jésus est la fleur qui s'épanouit sur la tige de Jessé: si vous voulez cueillir cette fleur bénie, penchez par vos prières la branche qui la porte, et ne cherchez Jésus-Eucharistie que sur le sein virginal de Marie. » (Saint Bonaventure) (Marie médiatrice des grâces eucharistiques)
Base historique de
la piété
eucharistique de Marie en dehors de la messe : Ch
9 Traité théologique |
ADORER
JÉSUS AVEC LE COEUR DE MARIE
"La piété du peuple chrétien a toujours vu un lien profond entre la dévotion à la Sainte Vierge et le culte de lEucharistie ; cest là un fait que lon peut observer dans la liturgie tant occidentale quorientale, dans la tradition des familles religieuses, dans la spiritualité des mouvements contemporains, même ceux des jeunes, et dans la pastorale des sanctuaires marials. Marie conduit les fidèles à lEucharistie..." (Jean-Paul II, Redemptoris Mater, #44)
"Où trouve-t-on Jésus sur la terre sinon dans les bras de Marie ? N'est-ce pas elle qui nous a donné l'Eucharistie ! C'est son acquiescement à l'Incarnation du Verbe dans son sein, qui a commencé le grand mystère de réparation envers Dieu et d'union avec nous que Jésus accomplit pendant sa vie mortelle et qu'il continue au Sacrement. Sans Marie, nous n'irions point à Jésus. Car elle le possède en son coeur : il y fait ses délices, et ceux qui veulent connaître ses vertus intimes, son amour secret et privilégié, doivent les chercher dans le coeur de Marie: ceux qui aiment cette bonne Mère trouvent Jésus en son coeur si pur. Il ne faut jamais séparer Marie de Jésus: on ne saurait aller à Lui sans passer par Elle. Je dis même que plus nous aimons l'Eucharistie, plus nous devons aimer Marie: on aime tout ce qu'aime un ami; or est-il une créature plus aimée de Dieu, une mère plus tendrement affectionnée par son fils, que ne le fut Marie par Jésus"(St Eymard)
"Les intérêts de l'Eucharistie réclamaient la présence de Marie ; Jésus ne voulait pas rester seul au Sacrement sans sa Mère; il ne voulait pas que la première heure de l'adoration eucharistique fut confiée à de pauvres adorateurs qui ne sauraient pas l'adorer d'une manière digne de lui." (St Eymard)
"Les apôtres, obligés de voler au salut des âmes, ne pouvaient consacrer assez de temps à l'adoration eucharistique; malgré leur amour qui les eut attachés au pied du Tabernacle, leur mission d'apôtres les appelait ailleurs; pour les chrétiens, semblables à des enfants qui sont encore au berceau, il leur fallait une mère qui fit leur éducation, un modèle qu'ils puissent copier, et c'est sa très sainte Mère que Jésus-Christ leur laisse." (St Eymard)
"Toute la vie de Marie se résume en ce mot: adoration; car l'adoration c'est le service parfait de Dieu, et elle embrasse tous les devoirs d'une créature envers son Créateur. C'est Marie qui la première a adoré le Verbe incarné; il était dans son sein et personne ne le savait sur terre. Oh! que Notre-Seigneur dans le sein de Marie fut bien servi! Jamais il n'a trouvé un ciboire, un vase d'or plus précieux et plus pur que le sein de Marie! Cette adoration de Marie le réjouissait plus que celle de tous les anges. « Le Seigneur a placé son tabernacle dans le soleil », dit le Psalmiste; ce soleil, c'est le coeur de Marie. A Bethléem, Marie adore la première son divin Fils couché dans la crèche. Elle l'adore avec un amour parfait de Vierge Mère, un amour de dilection, selon le mot de l'Esprit-Saint; après elle, viennent adorer saint Joseph, les bergers, les Mages: c'est Marie qui a ouvert ce sillon de feu qui couvrira le monde." (St Eymard)
"La sainte Vierge avait un attrait si puissant à l'Eucharistie, qu'elle ne pouvait s'en séparer; elle vivait dans le Saint-Sacrement, elle vivait de lui. Elle passait les jours et les nuits aux pieds de son divin Fils; sans doute elle se prêtait à la piété des apôtres et des fidèles qui voulaient la voir et l'entretenir; mais son amour pour son Dieu caché transpirait sur son visage et communiquait ses ardeurs à tous ceux qui l'entouraient. O Marie, enseignez-nous la vie d'adoration ! Apprenez-nous à trouver comme vous tous les mystères et toutes les grâces en l'Eucharistie; à faire revivre l'Evangile, à le lire dans la vie eucharistique de Jésus. Rappelez-vous, ô Notre-Dame du Très Saint-Sacrement, que vous êtes la mère des adorateurs de l'Eucharistie !" (St. Eymard, Jour 1)
"Jésus nous laisse sa Mère, qui aura la mission de nous prendre par la main, pour nous conduire à son Tabernacle. La sainte Vierge devient donc notre Mère pour l'Eucharistie; elle est chargée de nous faire trouver notre Pain de vie, de nous le faire apprécier et désirer; elle reçoit mission de nous former à l'adoration. Il faut que la sainte Vierge vous dise: Venez adorer avec moi. Notre-Seigneur a mis Marie sur notre chemin, pour être le trait d'union entre lui et nous." (St Eymard)"Je veux vous dire: Adorez Notre-Seigneur en la société de la sainte Vierge. Je ne dis pas: Demeurez en elle: non, Jésus est là devant vous pour que vous vous adressiez directement à lui; mais faites-le avec Marie; vivez avec elle, vivez chez elle; puisque Notre-Seigneur vous l'a donnée comme directrice, n'adorez jamais sans elle. Dites-lui: Bonne Mère, accompagnez-moi; une mère accompagne toujours son enfant; sans vous je ne saurais rien dire." (St Eymard)
"Figurez-vous Marie à genoux au Cénacle; voyez-la adorant son Fils caché dans l'Eucharistie; oh ! que ce qu'elle lui disait lui était agréable ! Qu'elle savait bien toucher le coeur de son Fils! Mettez-vous donc à genoux à côté de Marie; ne cherchez pas à marcher tout seul; ne marchez pas devant; mais tenez-vous à côté de Marie, ne faisant avec elle qu'une même adoration, présentant un même hommage. O Jésus, je ne sais pas adorer, moi; mais je vous offre les paroles, les élans du coeur de votre Mère, qui est la mienne aussi; je ne sais pas adorer; mais je vous répéterai son adoration pour les pécheurs, pour la conversion du monde et tous les besoins de l'Eglise. Et vous réjouirez le coeur de Marie; elle vous montrera à Jésus, lui disant: Voyez, ô mon Fils, comme je revis en cette âme; comme je vous adore encore en elle et par elle. Oh ! oui, si quelqu'un doit honorer, aimer et servir Marie, c'est bien celui qui fait profession de vivre pour l'Eucharistie; il a besoin de Marie pour adorer; il faut qu'il ne fasse qu'un avec elle dans son adoration. Laissez la sainte Vierge gouverner votre vie; laissez-la vous mener à Jésus ! Elle ne veut qu'une chose, la gloire de son divin Fils et votre bonheur !" (St. Eymard, Jour 19)
"Le Rosaire lui-même, entendu dans son sens le plus profond, biblique et christocentrique, que jai recommandé dans la Lettre apostolique Rosarium Virginis Mariæ, pourra être une voie particulièrement adaptée à la contemplation eucharistique, réalisée en compagnie de Marie et à son école..." (Jean-Paul II, Mane Nobiscum Domine)
"Quand nous prions le Rosaire devant le Saint-Sacrement, NOUS AIMONS JÉSUS AVEC LE CUR DE MARIE. Quand nous prions le Rosaire devant Jésus au Saint-Sacrement, nous offrons à Jésus la parfaite adoration de Marie. Nous unissons notre amour pour Jésus à la louange et lamour parfait de Marie. Jésus accepte notre heure dadoration COMME SI CÉTAIT MARIE ELLE-MÊME QUI PRIAIT. Peu importe la faiblesse de notre foi ou la pauvreté de notre amour, Marie nous place dans son cur et Jésus accepte notre heure comme si elle provenait directement du cur même de sa Mère. Le cur immaculé de Marie supplée à ce qui manque à notre propre cur...". (Extrait de 'Aimer Jésus avec le Coeur de Marie')
UNION
DU COEUR IMMACULÉ DE MARIE ET DU SACRÉ COEUR DE JÉSUS
DANS L'EUCHARISTIE
La Bienheureuse Dina Bélanger raconte : « Notre-Seigneur, Homme-Dieu, me fit voir son Coeur adorable dans l'Hostie sainte. Je ne regardai pas son Visage sacré, mais son Coeur et l'Hostie me captivaient. Les deux, son Coeur et l'Hostie, étaient parfaitement unis, tellement l'un dans l'autre que je ne puis pas expliquer comment il m'était possible de les distinguer l'un de l'autre. De l'Hostie, émanait une immensité de rayons de lumière. De son Coeur, jaillissait une immensité de flammes, lesquelles s'échappaient comme en torrents pressés. La Très Sainte Vierge était là, si près de Notre-Seigneur qu'elle était comme absorbée par lui et, pourtant, je la voyais distinctement de lui. Oh ! qu'elle était pure !
Toutes les lumières de l'Hostie et toutes les flammes du Coeur de
Jésus passaient par le Coeur immaculé de la Très
Sainte
Vierge. Notre-Seigneur me dit: Oui, faites-moi régner à Jésus-Marie.
À cette vue, à ces paroles, toujours intérieurement,
à genoux, je tombai prosternée, comme anéantie d'amour
en présence de mon Dieu, et avec un accent de supplication que je
ne connaissais pas, je dis: «ô Coeur Eucharistique de Jésus,
je t'en supplie, par Notre-Dame du Coeur Eucharistique, règne dans
toutes les âmes comme tu le veux. »
Notre-Seigneur me fit voir ensuite, un peu au-dessous de lui et de sa Mère très pure, toutes les religieuses de Jésus-Marie réunies comme dans une plaine. Les lumières de l'Hostie et les flammes de son Coeur Sacré, passant par le Coeur de la Sainte Vierge, descendaient sur les religieuses de notre Congrégation et, des religieuses, elles rayonnaient sur une multitude incalculable d'âmes qui, de tous côtés, les entouraient à perte de vue et se tenaient tournées vers elles. Notre-Seigneur me dit: Mon coeur déborde de grâces pour les âmes. Amenez-les à mon Coeur Eucharistique.
De plus, la Très Sainte Vierge attirait toutes les âmes vers elle pour les conduire au Coeur eucharistique. Enfin, je vis une multitude innombrable d'anges autour du Coeur eucharistique, une multitude aussi à perte de vue. En leur langage céleste, ils répétaient: Gloire au Roi Immortel des siècles !» (Bse Dina Bélanger, 4 juin 1928) (cf aussi les apparitions à Amsterdam)
"Marie était tout occupée à l'adorer, à l'honorer dans sa vie eucharistique; elle passait la plus grande partie des jours et des nuits au pied de ce divin Tabernacle; là était son Jésus, son Fils et son Dieu! L'adoration de Marie était profonde, intérieure, intime. C'était le don d'elle-même. Elle s'offrait tout entière au service d'amour du Dieu de l'Eucharistie: car l'amour ne pose ni conditions ni réserves; il ne pense plus à soi, ne vit plus pour soi; il est étranger à lui-même, et ne vit que pour le Dieu qu'il aime. Tout en Marie allait vers le Saint-Sacrement comme vers son centre et sa fin. Un courant de grâce et d'amour s'établissait entre le Coeur de Jésus-Hostie et le coeur de Marie adoratrice : c'étaient deux flammes qui se perdaient en une seule; Dieu fut alors parfaitement adoré par sa créature!" (St. Eymard, Jour 20)
| Si Marie fut, en toute sa vie et en toutes ses actions, la parfaite copie de son Fils, son adoration se modela sur celle de Jésus, et Dieu fut bien glorifié de ce sacrifice d'agréable odeur qui montait vers lui du Cénacle, où Jésus-Eucharistie et Marie l'adoraient d'une seule et même âme ! | Le Triomphe du Coeur
Immaculé de Marie sera le Règne Eucharistique de Jésus
par l'adoration perpétuelle dans toutes les chapelles du monde... |
PUISSANCE DE LA PRIÈRE
DE MARIE
"Marie se dévouait tout entière à la gloire eucharistique de Jésus. Elle savait que le désir du Père céleste était de voir l'Eucharistie connue, aimée et servie par tous; que le besoin du Coeur de Jésus était de communiquer aux hommes tous ses dons de grâce et de gloire; que le Saint-Esprit avait pour mission d'étendre et de perfectionner dans les coeurs le règne de Jésus-Christ; que l'Eglise n'avait été fondée que pour donner Jésus au monde; tous les désirs de Marie étaient donc de le faire connaître en son Sacrement; son amour si grand pour Jésus avait besoin de se dilater, de se dévouer, afin de se soulager, pour ainsi dire, de l'impuissance où elle se sentait à le glorifier en elle-même autant qu'elle l'eut voulu." (St Eymard)
"Depuis le Calvaire, les hommes étaient ses enfants, elle les aimait avec la tendresse d'une mère et voulait leur souverain bien autant que le sien propre: voilà pourquoi elle brûlait de faire connaître à tous Jésus au Saint-Sacrement, d'embraser les coeurs de son amour, de les voir tous liés et enchaînés à son aimable service." (St Eymard)
"Pour obtenir cette grâce, Marie faisait une mission perpétuelle de pénitence et de prière au pied de la très adorable Eucharistie; elle y traitait du salut du monde: dans son zèle immense, elle embrassait les besoins des fidèles de tous les lieux et de tous les temps à venir, qui devaient hériter de la sainte Eucharistie et la servir. Mais la mission la plus chère à son âme était de prier continuellement pour le succès des prédications et des travaux des apôtres et de tous les membres du sacerdoce de Jésus-Christ. Aussi ne faut-il pas sétonner que ces ouvriers apostoliques convertissent si facilement des royaumes entiers; Marie se tenait au pied du trône de la miséricorde, suppliant pour eux la bonté du Sauveur. Sa prière convertissait les âmes, et, comme toute conversion est le fruit de la prière, et que la prière de Marie ne pouvait éprouver de refus, les apôtres avaient en cette Mère de bonté leur meilleur auxiliaire: « Bienheureux celui pour qui prie Marie". (St Eymard)
"Les adorateurs partagent la vie et la mission de prière de Marie au pied du Très Saint-Sacrement: c'est la plus belle de toutes les missions. C'est la plus sainte aussi, car elle est l'exercice de toutes les vertus. C'est la plus nécessaire à l'Eglise, qui a encore plus besoin d'âmes de prière que de prédicateurs, d'hommes de pénitence que d'hommes d'éloquence. Aujourd'hui plus que jamais, il faut des hommes qui désarment, par leur immolation propre, la colère de Dieu irrité contre les crimes toujours croissants des nations: il faut des âmes qui par leurs instances ouvrent les trésors de la grâce qu'a fermés l'indifférence générale; il faut des adorateurs véritables, c'est-à-dire des hommes de feu et de sacrifice. Quand ils seront nombreux autour de leur divin Chef, Dieu sera glorifié, Jésus aimé; les sociétés redeviendront chrétiennes, conquises à Jésus-Christ par lapostolat de la prière eucharistique." (St. Eymard, Jour 24)
"Marie est le modèle, la patronne de l'adoration nocturne. Adorateurs de la nuit, qui venez consoler le divin Sauveur des crimes qui se commettent à ces heures où le démon est plus maître encore, unissez-vous dans vos pieuses veilles à Marie, passant les nuits à genoux devant le Tabernacle auguste du Cénacle ! " (St Eymard)
Marie est létoile de la nouvelle évangélisation. Comme une étoile brillante, elle guide nos pas vers le Seigneur. Marie est la femme de foi par excellence. Elle a cru que le petit enfant dans ses bras était le Créateur de tout lunivers. Maintenant elle aide le monde entier à croire que la petite Hostie blanche que le prêtre élève à la messe est lAgneau de Dieu.
Quand lAnge a annoncé à Marie quelle deviendrait la Mère de Jésus, elle a demandé : Comment est-ce possible, puisque je ne connais pas dhomme ? (Lc 1, 34) Comment est-ce possible ? voilà la question que certains se posent au sujet de la présence réelle de Jésus au Saint-Sacrement. La réponse que lAnge a donné à Marie au sujet de lIncarnation est la même pour la transsubstantiation. LAnge a dit : le Saint-Esprit descendra sur toi, et la puissance du Très Haut te couvrira de son ombre. (Lc 1, 35) La Vierge concevra un fils. (Mt 1, 23) Car rien nest impossible à Dieu. (Lc 1, 37) Ce qui est arrivé à Marie quand le Verbe prit chair, arrive de même à la messe quand le Christ vient sur lautel. Comme le Saint-Esprit est venu sur Marie et le Verbe a pris chair, le même Esprit descend sur les offrandes du pain et du vin à la consécration pour les changer en Corps et en Sang du Christ, car rien nest impossible à Dieu. (Lc 1, 37)
En vertu de la puissance du Saint-Esprit, rien nest impossible à Dieu. Ceci explique le mystère de la naissance du Christ ainsi que le mystère de sa présence réelle au Saint-Sacrement. Quand Marie a dit à lAnge Je suis la servante du Seigneur (Lc 1, 38), elle reçut la mission dapporter la présence du Christ au monde et le monde à la présence du Christ au Saint-Sacrement.
En tant que prière, la vraie nature du Rosaire nous aide à rester en présence du Christ, à mieux le connaître, à intérioriser son enseignement et à vivre ses mystères. « Le Rosaire est la contemplation du Christ dans ses mystères, en profonde union avec la Sainte Vierge Marie. » En lattente de la Pentecôte, Marie et les apôtres étaient assidus à la prière (Ac 1, 14). Aujourdhui, Marie rassemble lEglise autour de son Fils en adoration perpétuelle pour préparer le monde à une seconde et plus puissante Pentecôte.(partie 2, Nouvelle Evangélisation)
********* Un appel de Clairon pour l'adoration perpétuelle dans les paroisses **********
L'EUCHARISTIE EST LA CONTINUATION DE L'INCARNATION (Léon XIII)
Tous les mystères de la vie de Marie revivent au Cénacle. Si vous méditez sur la naissance de son Fils à Bethléem, complétez l'Evangile et voyez la naissance eucharistique de ce même Fils sur l'autel. La fuite en Egypte? Ne voyez-vous pas que Notre-Seigneur est encore au milieu des étrangers, dans ces villes et dans ces campagnes où l'on ferme les églises et où personne ne va le voir? Et sa vie cachée de Nazareth ! Ne le voyez-vous pas encore plus caché ici ? Complétez par l'Eucharistie tous les mystères et méditez la part qu'y prend Marie. L'essentiel est de chercher à pratiquer une des vertus de la sainte Vierge; prenez tout de suite parmi les plus basses, les plus petites; vous les connaissez, vous monterez ensuite et peu à peu jusqu'à ses vertus intérieures, jusqu'à son amour. Cf. l'introduction du livre 'Aimer Jésus avec le Coeur de Marie'...
Pourquoi je t’aime, ô Marie O Mère bien-aimée, malgré
ma petitesse Le trésor de la mère appartient
à l’enfant Aussi lorsqu’en mon cœur descend
la blanche Hostie (Sainte Thérèse de Lisieux, Poésie PN 54, strophe 5, Mai 1897) |
Prête moi ton cœur En ton cœur pur, Marie, Ô Vierge
unique, En ta sainte âme, Ô fournaise
mystique, Notre-Dame, abîme séraphique,
Auprès de toi, Souveraine angélique,
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