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Extraits sur la présence réelle ou sur l’importance de l’adoration eucharistique
(Ce document regroupe des passages de livres ou de lettres de papes (hormis Benoît XVI) qui ne sont pas des encycliques)

Pour me garder du péché et ne pas me laisser m'éloigner de lui, Dieu utilise la dévotion du Sacré Cœur de Jésus au Saint-Sacrement. Ma vie est destinée à être passée dans la lumière émanant du tabernacle, et c'est au Cœur de Jésus que j'ose aller pour trouver la solution à tous mes problèmes.

L’Eucharistie est d’une efficacité suprême pour la transformation du monde en un monde de justice, de sainteté et de paix.

Dans le silence de l’hostie blanche, portée dans l’ostensoir, il y a toutes ses paroles, toute sa vie donnée, offerte au Père pour chacun de nous. Il y a aussi la gloire de son corps glorifié, commencée avec la résurrection et qui dure toujours dans l’union céleste.

Partout l’homme est un pèlerin de l’absolu. C’est un pèlerin qui chemine vers la maison du Père où il a sa véritable demeure. Tout comme le corps humain a faim de pain et soif d’eau pour ne pas tomber d’épuisement, l’esprit humain – créé à l’image et à la ressemblance de Dieu – a soif de Dieu, du Dieu vivant. L’Eucharistie est la réponse de Dieu à la soif des hommes qui cheminent en ce monde vers la patrie céleste… Soyez des témoins de l’absolu.
Pour l’évangélisation aujourd’hui, il faut que le Cœur du Christ soit reconnu comme le Cœur de l’Eglise : c’est Lui qui appelle à la conversion, à la réconciliation. C’et Lui qui entraîne sur les voies des Béatitudes les cœurs purs et les affamés de justice. C’et Lui qui réalise la communion chaleureuse des membres du Corps unique. C’est Lui qui permet d’adhérer à la Bonne Nouvelle et d’accueillir les promesses de la vie éternelle. C’est Lui qui envoie en mission… Le cœur à cœur avec Jésus élargit le cœur de l’homme aux dimensions du monde. « La foi et l’amour envers l’Eucharistie ne peuvent permettre que la présence du Christ dans le tabernacle demeure solitaire. » L’adoration perpétuelle de Jésus-Sacrement a été comme un fil conducteur de ce Congrès eucharistique international. C’est pourquoi j’exprime mes félicitations et mes remerciements à tous ceux qui, avec tant de sollicitude pastorale et d’engagement apostolique ; ont assumé la responsabilité du Congrès. En effet, l’adoration perpétuelle - qui a lieu dans un très grand nombre d’églises de la ville, et dans beaucoup d’entre elles, la nuit aussi - a été un trait enrichissant et caractéristique de ce Congrès. Puisse cette forme d’adoration se poursuive à l’avenir, afin que dans toutes les paroisses et communautés chrétiennes, s’installe de manière régulière une forme d’adoration de la très Sainte Eucharistie.

Oui, très chers frères et soeurs, il est important que nous vivions et enseignons à vivre le mystère total de l’Eucharistie : Sacrement du Sacrifice, du Banquet et de la Présence perpétuelle de Jésus-Christ Sauveur. Et vous savez bien que les différentes formes de culte de la Très Sainte Eucharistie sont prolongation et à leur tour, préparation du sacrifice et de la Communion. Sera-t-il nécessaire d’insister de nouveau sur les profondes raisons théologiques et spirituelles de culte du Très Saint-Sacrement en dehors de la messe ? Il est vrai que le Sacrement fut conservé depuis l’origine, pour pouvoir apporter la communion aux malades et à ceux qui n’assistaient pas à la célébration. Mais comme il est écrit dans le catéchisme de l’église catholique, “ Par l’approfondissement de la foi en la présence réelle du Christ dans son Eucharistie, l’Église a pris conscience du sens de l’adoration silencieuse du Seigneur présent sous les espèces eucharistiques. ” (n. 1379)

L’eucharistie est vraiment “ la source et le sommet de toute évangélisation ” (PO, 5) ; elle est l’horizon et le but de toute la proclamation de l’Évangile du Christ. Évangélisation pour l’Eucharistie, dans l’Eucharistie et à partir de l’Eucharistie : ce sont trois aspects inséparables de la manière dont l’Église vit le mystère du Christ et accomplit sa mission de le communiquer à tous les hommes.

Aujourd’hui, toute l’Église est appelée à un nouvel élan missionnaire, un vibrant esprit d’évangélisation “ nouveau dans son ardeur ”, dans ses moyens et dans ses expressions.

L’adoration de l’Eucharistie “ est la contemplation et la reconnaissance de la présence réelle du Christ, dans les espèces consacrées, hors de la célébration de la Messe. C’est une véritable rencontre de dialogue par lequel nous nous ouvrons à l’expérience de Dieu. C’est également un geste de solidarité avec les nécessités et les nécessiteux du monde entier. Et cette adoration eucharistique, de par sa propre dynamique spirituelle, doit porter au service d’amour et de justice pour les frères.
Des vocations de prêtres, de religieux et de missionnaires surgiront de cette rencontre avec le Christ dans le tabernacle...
Tous les maux du monde peuvent être vaincus à travers le grand pouvoir de l’adoration eucharistique.

La foi et l’amour envers l’Eucharistie ne peuvent permettre que la Présence du Christ dans le tabernacle demeure solitaire.

L’Eucharistie est « ce fil d’or qui unit les générations chrétiennes continuellement nourries par Elle. »

“ Y a-t-il au monde un accomplissement plus haut que de pouvoir reproduire chaque jour in persona Christi le Sacrifice Rédempteur, celui-là même que le Christ consomma sur la croix ? Dans ce Sacrifice, d’une part le mystère trinitaire lui-même est présent de la manière la plus profonde, d’autre part tout l’univers créé est comme ‘récapitulé’ ”

“ En elle (l’Eucharistie), le Fils consubstantiel au Père, Celui que seul le Père connaît, s’offre lui-même en sacrifice pour l’humanité et pour toute la création. Dans l’Eucharistie, le Christ rend au Père tout ce qui vient de Lui. Ainsi s’accomplit un profond mystère de justice de la créature envers le Créateur. Il faut que l’homme rende hommage au Créateur en lui offrant, dans un acte d’action de grâce et de louange, tout ce qu’il a reçu de Lui. L’homme ne peut perdre le sens de cette dette que lui seul, entre toutes les autres réalités terrestres, est capable de reconnaître et d’honorer en tant que créature faite à l’image et à la ressemblance de Dieu. En même temps, étant données ses limites de créatures et de péché qui l’affecte, l’homme ne serait pas capable d’accomplir cet acte de justice envers le Créateur si le Christ lui-même, Fils consubstantiel au Père et vrai homme, ne prenait l’initiative de l’Eucharistie. ”

“ Le sacerdoce, à sa racine même, est le sacerdoce du Christ. C’est lui qui offre à Dieu le Père le sacrifice de sa personne, de sa chair et de son sang, et qui, par son sacrifice, justifie aux yeux du Père toute l’humanité et, indirectement, toute la création. En célébrant chaque jour l’Eucharistie, le prêtre entre au cœur de ce mystère. C’est pourquoi la célébration de l’Eucharistie ne peut qu’être pour lui le moment le plus important de la journée, le centre de sa vie. ”

“ Ce que le Christ a accompli sur l’autel de la Croix et qu’il avait d’abord institué comme sacrement au cénacle, le prêtre le renouvelle par la puissance de l’Esprit-Saint. À ce moment, il est comme saisi par la puissance de l’Esprit-Saint, et les paroles qu’il prononce revêtent l’efficacité même de celles qui sortirent de la bouche du Christ pendant la dernière Cène. ”

“ Célébrer l’Eucharistie, c’est la fonction la plus sublime et la plus sacré de tous les prêtres. Et pour moi, dès les premières années de mon sacerdoce, la célébration de l’Eucharistie a été non seulement mon devoir le plus sacré, mais surtout le besoin le plus profond de mon âme. ”

“ La prière naît de la sainteté de Dieu et, en même temps, elle est la réponse à cette sainteté. J’ai écrit un jour : “ La prière crée le prêtre et le prêtre se crée par la prière. ” Oui, le prêtre doit être avant tout un homme de prière, convaincu que le temps consacré à la rencontre intime avec Dieu est toujours le mieux employé, parce que, non seulement il lui est utile, mais il est utile pour sa tâche apostolique. ”

“ Mais le secret reste toujours la sainteté de vie du prêtre, qui s’exprime dans la prière et dans la méditation, dans l’esprit de sacrifice et dans l’ardeur missionnaire... J’ai dit que pour être un guide authentique de la communauté, un vrai intendant des mystères de Dieu, le prêtre est appelé à être aussi un homme de la Parole de Dieu, un évangélisateur généreux et infatigable. On en voit plus encore aujourd’hui l’urgence, devant les tâches immenses de la “ nouvelle évangélisation ”. ”

« J’exhorte tous les fidèles, et en premier lieu les saints ministres, à rendre toujours plus fort et profond le lien spirituel avec l’Eucharistie, dans laquelle toute la puissance salvifique du Père, du Fils et de l’Esprit Saint est présente et agissante. »
L’action présuppose la contemplation : elle naît de celle-ci et s’en nourrit. On ne peut pas donner d’amour à ses frères si on ne puise pas auparavant à la Source authentique de la charité divine et cela n’a lieu qu’à l’occasion d’un arrêt prolongé de prière, d’écoute de la parole de Dieu, d’adoration de l’Eucharistie, source et sommet de la vie chrétienne. Prière et engagement constituent un binôme vital, inséparable et fécond.
« C’est dans l’Eucharistie que l’Eglise et chaque croyant trouvent la force indispensable pour annoncer et témoigner à tous l’Evangile du salut. La célébration de l’Eucharistie, sacrement de la Pâque du Seigneur, est en soi un événement missionnaire qui introduit dans le monde le germe fécond de la vie nouvelle. Cette caractéristique missionnaire de l’Eucharistie est explicitement rappelée par Saint Paul dans sa lettre aux Corinthiens : « Chaque fois que vous mangez de ce pain et que vous buvez de ce calice, vous annoncez la mort du Seigneur jusqu’à ce qu’il vienne » (1 Co 11,26). L’Eglise reprend les mots de St Paul dans la doxologie après la consécration. L’Eucharistie est un sacrement « missionnaire », non seulement parce que c’est d’elle que jaillit la grâce de sa mission, mais aussi parce qu’elle contient le principe et la source pérenne du salut pour tous les hommes. La célébration du Sacrifice eucharistique est par conséquent l’acte missionnaire le plus efficace que la Communauté ecclésiale puisse réaliser dans l’histoire du monde. »

L’Eglise pourrait-elle réaliser sa propre vocation sans cultiver une relation constante avec l’Eucharistie, sans se nourrir de cet aliment qui sanctifie, sans s’appuyer sur ce soutien indispensable à son action missionnaire ? Pour évangéliser le monde, il faut des apôtres " experts " en célébration, en adoration et en contemplation de l’Eucharistie.

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