LES CONGRÈS EUCHARISTIQUES INTERNATIONAUX - Histoire
Liste complète des Congrès Eucharistiques Internationaux
1- Lille 1881
2- Avignon 1882
3- Liége 1883
4- Fribourg 1885
5- Toulouse 1886
6- Paris 1888
7- Anvers 1890
8- Jérusalem 1893
9- Reims 1894
10- Paray-le-Monial 1897
11- Bruxelles 1898
12- Lourdes 1899
13- Angers 1901
14- Namur1902
15- Angouleme 1904
16- Rome 1905
17- Tournai 1906
18- Metz 1907
19- Londres 1908
20- Cologne 1909
21- Montréal 1910
22- Madrid 1911
23- Vienne 1912
24- Malte 1913
25- Lourdes 1914
26- Rome 1922
27- Amsterdam 1924
28- Chicago 1926
29- Sydney 1928
30- Carthage 1930
31- Dublin 1932
32- Buenos-Aires 1934
33- Manille 1936
34- Budapest 1938
35- Barcelone 1952
36- Rio de Janeiro 1955
37- Munich 1960
38- Bombay 1964
39- Bogota 1968
40- Melbourne 1973
41- Philadelphie 1976
42- Lourdes 1981
43- Nairobi 1986
44- Séoul 1989
45- Seville 1993
46- Wroclaw 1997
47- Rome 2000
48- Guadalajara 2004
49- Quebec 2008
50- Irelande 2012
Les Congrès eucharistiques sont nés dans la seconde moitié du XIXème siècle en France.
C’est une femme, Emilie Tamiser (1834 - 1910) qui, sur l’inspiration de Saint Pierre Julien Eymard (1811-1868) appelé “l’Apôtre de l’Eucharistie”, a pris l’initiative d’organiser, avec l’aide d’autres laïcs, prêtres et évêques et avec la bénédiction du pape Léon XIII, le premier Congrès eucharistique international à Lille, sur le thème : “L’Eucharistie sauve le monde”. On croyait en effet trouver dans une foi renouvelée dans le Christ, présent dans l’Eucharistie, le remède à l’ignorance et à l’indifférence religieuses.
1. L’expérience s’inspirant de la Présence réelle de Jésus-Christ en l’Eucharistie
La foi vivante en Jésus-Christ, réellement présente et agissante dans l’Eucharistie, a été, dès le début, une source d’inspiration pour les organisateurs des Congrès eucharistiques internationaux. Ceux-ci étaient convaincus que l’Eucharistie recelait la réponse aux besoins de la société du XIXème siècle, à laquelle la “mort de Dieu” avait été annoncée. Le mot d’ordre était donc: “L’Eucharistie sauve le monde”. Ils étaient convaincus que le renouvellement de la vie chrétienne passait par l’Eucharistie.
Lors de la préparation des 15 premiers congrès - du premier Congrès de Lille, en France, en 1881 jusqu’au Congrès de Rome en 1905 -, le Comité permanent (qui jusqu’en 1950 avait son siège à Paris) et les Comités locaux comptaient surtout sur la collaboration des nombreuses associations des “œuvres eucharistiques”; celles-ci s’occupaient du culte eucharistique qui se manifestait sous diverses formes d’adoration et qui avait son expression triomphale et sa confession de foi au monde dans la Fête-Dieu.
La célébration de ces Congrès incluait non seulement la célébration de la Messe, mais aussi les rapports des associations eucharistiques et quelques conférences sur un sujet eucharistique. La procession eucharistique solennelle représentait toujours le point culminant, avec la participation du peuple et souvent des autorités civiles.
A la fin, ils émettaient les “vœux”, dont les plus importants étaient ceux de la Communion fréquente et de la Communion des enfants. Les Décrets de Saint Pie X sur la Communion fréquente (Sacra Tridentina Synodus de 1905) et sur la Communion des enfants (Quam singularis de 1910) ont certainement joué un rôle.
Ainsi, les premiers Congrès ont trouvé leur inspiration dans une foi vivante en la présence réelle de la personne de Jésus-Christ dans le sacrement de l’Eucharistie. En conséquence, le culte eucharistique s’est manifesté tout particulièrement dans l’adoration solennelle et dans de grandes processions qui avaient pour but de rendre honneur à l’Eucharistie.
Le premier Congrès eucharistique mondial s’est tenu du 28 au 30 juin 1881 à Lille sous la présidence de Monseigneur Henri Monnier, avec la participation de quelque 8 000 personnes. Plus de 4 000 hommes, venus surtout d’Europe, mais aussi des deux Amériques et d’Asie ont pris part à la procession eucharistique. Le pape Léon XIII a appuyé dans un document publié spécialement à cette occasion cette initiative et a encouragé à la renouveler.
Dans les années suivantes, les Congrès Eucharistiques avaient lieu à Avignon (1882), à Liège (1883 on y a créé le Comité International des Congrès Eucharistiques sous la direction de Monsieur le Cardinal V.A. Dechamps), à Fribourg Suisse (1885), à Jérusalem (pour la première fois avec la participation du délégué de pape ainsi que des catholiques de rite oriental), à Reims (1894), à Paray-le-Monial (1897), à Bruxelles (1898), à Lourdes (1899), à Angers (1901), à Namur (1902), à Angoulême (1904), à Rome (1905, avec la participation du pape Pie X),
2. L’expérience par rapport à la Communion fréquente et à la première communion
Lors de la préparation des Congrès qui ont suivi celui de Rome de 1905, c’est avec grand zèle qu’on s’employait à faire connaître ces documents et à les mettre en pratique à travers une catéchèse sur la confession et sur la communion des adultes et des enfants.
Il y aura Tournai (1906), à Mayence (1907), à Londres (1908, en raison de l’interdiction des autorités anglaises il n’y avait pas d’ostensoir pendant la procession à laquelle participaient: 7 cardinaux, 90 évêques, 1000 prêtres, 25000 fidèles adultes et 20000 enfants), à Cologne (1909), à Montréal (1910, 30000 enfants ont reçu la première communion), à Madrid (1911), à Vienne (1912, où le Congrès a été convoqué à l’initiative de l’empereur François Joseph I à l’occasion de l’anniversaire de la victoire sur les Turcs en 1683; Au cours des célébrations, on enregistrait les communions distribuées pendant les Congrès; par exemple en 1912, à Vienne, les associations ont préparé à la première communion 100.000 enfants; en 1934, à Buenos Aires 100.000 communions ont été distribuées aux enfants, 400.000 aux hommes et 700.000 aux femmes, les Polonais en grand nombre ont débatté à l’église de Saint Michel), à Malte (1913), à Lourdes (1914).
Pendant la première guerre mondiale on a arrêté d’organiser les Congrès.
3. L’expérience par rapport à la dimension missionnaire
Après le 26ème Congrès eucharistique international, tenu à Rome en 1922, le Pape Pie XI a inauguré une “nouvelle série de congrès” qui engageait, tous les deux ans, les Églises locales des cinq continents dans une préparation “missionnaire”. Suivant les “vœux” exprimés aux congrès précédents, le Pape a introduit la Fête du Christ-Roi dans l’Église universelle, ainsi donc Rome en 1922 avec la participation du pape Pie XI; à Amsterdam (1924), à Chicago (1926), à Sidney (1928), à Carthage (1930), à Dublin (1932), à Buenos Aires (1934), à Manille (1937), à Budapest (1938) - dont la devise était „Eucharistie - le lien de l’amour", avec la participation du cardinal E. Pacelli - en tant que légat de pape, de 15 cardinaux, de 330 évêques (y compris 14 polonais) et du cardinal A. Hlond, de 100000 fidèles. Les Allemands n’y sont pas arrivés en raison de l’interdiction d’Hitler.
Il est à noter que, lors de la préparation du 33ème Congrès eucharistique international à Manille, en 1937, 12 congrès diocésains et nombreux congrès paroissiaux ont été réalisés, ce qui a été possible grâce à la participation généreuse de catéchistes laïcs. Dans leurs Actes, on peut lire, pour la première fois semble-t-il, le mot Ré-évangélisation.
Dans les célébrations des Congrès, à partir de celui de Rome en 1922 - le premier après la guerre mondiale - jusqu’à celui de Rio de Janeiro en 1955, on a commencé à traiter des thèmes d’actualité comme la paix du Christ, la Vierge Marie et l’Eucharistie, l’apostolat eucharistique dans les missions. Le moment le plus important couronnant le Congrès, a toujours été la grande procession en l’honneur de l’Eucharistie.
4. L’expérience par rapport à la communion de l’Église universelle
Après la deuxième guerre mondiale on convoquait les Congrès Eucharistiques (à Barcelone en 1951 et à Rio de Janeiro en 1955) afin de discuter des problèmes actuels de l’Eglise et du monde. Le Congrès Eucharistique convoqué à Munich en 1960 (dont la devise était „Eucharistie - la fête de l’amour fraternel") exprimait le regret pour les crimes des nazis dans le monde entier. On a proclamé le Jour de la Croix (le 5 août) et au cours du pèlerinage à l’ancien camp de concentration à Dachau, on a fondé la Chapelle de l’Agonie du Sauveur. Le Congrès avait le caractère œucuménique (la lecture du texte intitulé "L’Eucharistie d’après les pricipes des frères séparés").
Pendant les préparatifs du Concile Vatican II, une nouvelle période de Congrès commençait avec le 37ème Congrès eucharistique international, tenu en 1960 à Munich (Allemagne) et appelé de manière éloquente “Statio Orbis”, car il devait exprimer au monde – comme disait J. Ratzinger, professeur à l’époque - l’image renouvelée de l’Église universelle comme Communion.
Lors de la préparation, la catéchèse était axée sur la Messe comme célébration du Mystère pascal. On essayait d’éduquer les fidèles à une “participation active et consciente” à la célébration eucharistique.
La préparation de la liturgie eucharistique renouvelée devait se servir aussi de la Constitution Sacrosanctum Concilium (1963) du Concile Vatican II, dans laquelle est exposé le fondement théologique de l’Eucharistie. Le rapport entre la Célébration et le culte de l’adoration a été ensuite approfondi dans l’Instruction Eucaristicum mysterium (1967). Le Rituel romain sur le Culte de l’Eucharistie en dehors de la Messe (1973) traitait des congrès eucharistiques du n° 109 au n° 112.
Lors de la préparation (n° 111), on soulignera l’importance des éléments suivants: a) une catéchèse plus intense de l’Eucharistie, spécialement comme mystère du Christ vivant et agissant dans l’Église. Cette catéchèse devra être adaptée à la capacité de réception des différents milieux; b) une participation plus active à la sainte liturgie en promouvant l’écoute religieuse de la parole de Dieu et le sens fraternel de la communauté; c) une recherche vigilante d’initiatives et une réalisation diligente des œuvres sociales qui favorisent la promotion humaine et la juste communion des biens.
Pour la célébration (n°112), les critères suivants sont signalés: a) la célébration eucharistique sera réellement le cœur et le sommet de toutes les manifestations et les formes de piété; b) les célébrations de la parole de Dieu, les sessions de catéchèse et les réunions plénières seront toutes organisées en vue d’un approfondissement du thème proposé … c) un programme de réunions de prière et d’adoration prolongée face au Très-Saint-Sacrement sera élaboré … d) quant à la procession avec le Très-Saint-Sacrement dans les rues de la ville, accompagnée d’hymnes et de prières, les normes relatives aux processions seront observées … (n° 101-108).
En ce qui concerne la célébration du congrès, même si les Congrès eucharistiques étaient avant tout les congrès du peuple de Dieu tout entier, ils incluaient également des colloques entre théologiens pour étudier l’Eucharistie sous ses différents aspects: liturgique, biblique, théologique, pastoral, anthropologique, social et œcuménique.
Pendant le Congrès à Bombay, dont la devise était "Le nouvel homme par Eucharistie", on discutait les principes et les voies de renouvellement de l’homme contemporain. Le ballet glorifiant le mystère de l’Eucharistie, accompagné du chœur de 1000 personnes, a été présenté devant le pape Paul VI qui est arrivé au cours des débats et célébré le Chemin de croix. Les Congrès Eucharistiques à Bogota (1968, avec la participation du pape Paul VI), et à Melbourne (1973) essayaient d’attirer l’attention du monde sur le fait qu’il est nécessaire que l’Eglise s’engage à résoudre des problèmes sociaux. L’idée du Congrès Eucharistique de 1968 a été développée au Congrès à Philadelphie, convoqué à l’occasion de bicentenaire anniversaire de la fondation des Etats-Unis, où le clergé et les fidèles d’autres églises américaines (episcopalienne, luthérienne et orthodoxe) participaient; ce Congrès a traité le sujet "Eucharistie et le faim dans la famille humaine" (le besoin du pain, de la liberté, de la justice, de la vérité et de la compréhension mutuelle). Le cardinal Karol Wojtyla était à la tête du groupe de 19 évêques polonais, et l’évêque A. Abramowicz de Chicago - des Polonais de l’étranger. Le Congrès suivant à Lourdes (1981) dont la devise était "Jésus Christ - le pain pour le monde nouveau", avait pour but de montrer l’union entre l’Eucharistie et l’Eglise (surtout le rôle écclésiologique de l’Eucharistie qui forme la structure de la chrétienté), la proclamation de la foi, le développement de l’amour évangélique et en même temps, la source de l’espoir pour ceux qui sont sur la voie vers le salut et l’union avec le Christ.
5. L’expérience par rapport à la présence de la Vierge aux Congrès
Dès les premiers Congrès, Marie avait été invoquée avec le titre de “Vierge du Très-Saint-Sacrement”. C’est avec le thème la “Vierge et l’Eucharistie” que le 29ème Congrès eucharistique international a été célébré à Sydney (Australie) en 1928. Les Congrès de 1914 et le Congrès centenaire de 1981 ont été célébrés auprès du sanctuaire de Lourdes; à ce dernier, le Cardinal Bernardin Gantin était le Légat du Saint-Père, qui avait empêché par l’attentat qui venait d’avoir lieu sur la Place Saint-Pierre. Au Congrès célébré à Séville en 1993, dont le thème était “Eucharistie et Évangélisation”, Marie fut invoquée avec le titre d’“Étoile de l’Évangélisation”. Elle veut nous éduquer – prêtres et fidèles – à travers une participation non seulement extérieure mais surtout intérieure, au Mystère pascal de son Fils, afin que notre vie se transforme en véritable communion avec Dieu et entre les hommes.
Le 45e Congrès eucharistique mondial, a eu lieu du 6 au 13 juin 1993 à Séville. Le thème principal en était « Eucharistie et Évangélisation », ainsi que « le Christ en tant que Lumière pour les Nations ». Les trois premiers jours du congrès étaient consacrés à la réflexion sur le mystère de l’Eucharistie par des conférences théologiques et pastorales au sujet du thème principal du congrès. Plus de sept mille participants du congrès ont eu l’occasion de faire connaissance avec la théologie et la pratique pastorale de différents continents. Le dimanche 13 juin a eu lieu la messe « Statio orbis », à laquelle ont participé Jean-Paul II, quelque 200 évêques, plus de 1 200 prêtres, la famille royale et quelque 500 000 fidèles.
En quoi consiste ce Congrès et comment atteint-il ses objectifs ? Un Congrès eucharistique est une manifestation particulière du culte de l’Eucharistie, la réunion du peuple chrétien de diverses races, langues, peuples et nations autour de Jésus-Christ, présent dans le Pain, et autour d’un grand nombre d’évêques et du pape ou tout au moins de son représentant. C’est une sorte de « point d’arrêt » auquel s’arrête le monde catholique, à un endroit donné, dans une Église locale concrète, pour mieux connaître le mystère de l’Eucharistie. Il faut souligner que le Congrès n’est pas seulement un événement international d’ordre sociologique ou social. Il s’agit avant tout d’une manifestation ayant une dimension surnaturelle, de nature religieuse; c’est un rassemblement dont l’objet est de former un seul corps, le Corps mystique du Christ. Le but fondamental du Congrès est de permettre aux fidèles du monde entier de rendre hommage ensemble à Jésus-Christ vivant dans l’Église et d’être une manifestation de la foi du peuple de Dieu en présence du Seigneur et uns instrument pour l’évangélisation du monde.
Les paroles prononcées par Jean-Paul II durant l’adoration eucharistique sous les voûtes majestueuses de la cathédrale de Séville, lors du 45ème Congrès eucharistique international retentissent encore avec toute leur force: “Demandez avec moi à Jésus-Christ … que, à la suite de ce Congrès eucharistique, l’Église tout entière soit fortifiée pour la nouvelle évangélisation dont le monde entier a besoin … Évangélisation pour l’Eucharistie, dans l’Eucharistie et par l’Eucharistie: ce sont trois aspects indissociables de la manière dont l’Église vit le mystère du Christ et accomplit sa mission de le communiquer aux hommes” (L’Osservatore Romano, 13 juin 1993).
Face aux grands défis de notre temps, dans sa Lettre apostolique Novo millennio ineunte, le Saint-Père écrit qu’il ne s’agit pas d’inventer un “nouveau programme”, car il existe déjà: “c'est celui de toujours, tiré de l'Évangile et de la Tradition vivante. Il est centré, en dernière analyse, sur le Christ lui-même, qu'il faut connaître, aimer, imiter, pour vivre en lui la vie trinitaire et pour transformer avec lui l'histoire jusqu'à son achèvement dans la Jérusalem céleste” (n. 29).
6. L’expérience par rapport à l’ouverture aux problèmes du monde contemporain
Pour la préparation des Congrès après le Concile Vatican II, on choisissait souvent des thèmes qui relevaient les défis du monde à la recherche de la solidarité, de la liberté, de la justice et de la paix.
Les signes de charité, solidarité et partage avec les pauvres laissent toujours des traces visibles, par exemple: des logements pour les personnes âgées à Nairobi, à Séville et à Wroclaw, le mouvement “One heart, one body” à Séoul (qui continue aujourd’hui encore à partager avec les églises pauvres) et le dispensaire auprès de la gare Termini à Rome.
Les célébrations se déroulent désormais selon les critères susmentionnés. La Statio Orbis - ainsi est appelée la Célébration conclusive du Congrès eucharistique - est généralement présidée par le Pape.
Le premier pape qui a présidé personnellement un Congrès, ce fut Paul VI à Bombay, en Inde, en 1964.
Aux Congrès participent généralement entre 70 et 80 nations, des centaines d’évêques, des milliers de prêtres et des centaines de milliers de fidèles avec leurs délégués nationaux.
7. L’expérience par rapport à la dimension œcuménique et au dialogue interreligieux
Dans la phase préparatoire des congrès post-conciliaires, les Représentants des Églises chrétiennes séparées et des diverses communautés ecclésiales chrétiennes ont été souvent invités à participer aux colloques théologiques, et dans certains cas, comme à Nairobi, en 1985, et à Séoul, en 1989, il a été convenu d’inviter aussi les Représentants des autres grandes religions.
Dernièrement, au Congrès tenu durant le Grand Jubilé de l’an 2000 à Rome, auprès de l’Université du Latran, un symposium a eu lieu avec la participation de professeurs protestants.
8. Les derniers Congrès
L’édition 1997 du Congrès eucharistique mondial s’est tenu à Wroclaw en Pologne. Il faut une nouvelle foi souligner que c’est une distinction extraordinaire non seulement pour Wroclaw, mais aussi pour toute la Pologne. Quand Jean-Paul II a proclamé le 13 juin 1993 à Séville que le Congrès suivant se déroulerait à Wroclaw, la majorité des assistants ignorait même où se trouvait cette ville. On peut remarquer que c’est la première fois que le Congrès se déroule en Pologne. Ce sera aussi la première fois depuis la Seconde guerre mondiale - et la deuxième fois dans l’histoire de l’Église - qu’un Congrès eucharistique se déroule dans notre partie de l’Europe. Le choix de cette région de notre continent n’est pas un simple hasard et est justifié par le thème de ce Congrès, "Eucharistie et Liberté" et par sa devise "C’est pour la liberté que le Christ nous a affranchis" (Ga 5, 1).
Le 48 e Congrès eut lieu du 10 au 17 octobre 2004 dans la ville de Guadalajara qui est la deuxième en importance du Mexique, avec plus de 4 millions d'habitants. Un diocèse y était fondé dès 1548 et il a une riche tradition d'évangélisation, d'action familiale et sociale et de martyre pour la foi. De nombreux mouvements apostoliques y sont à l'oeuvre, ainsi qu'un clergé nombreux et jeune.
Le prochain congrès est au Québec, Canada du 15 au 22 juin 2008.
Le thème du Congrès sera L'Eucharistie, lumière et vie du troisième millénaire. La majorité des activités se déroulera dans le centre appelé Expo Guadalajara, qui dispose des facilités les plus modernes. Un moment fort de la semaine sera certainement le pèlerinage traditionnel à la Vierge de Zapopan auquel les congressistes seront invités à se joindre.